Mes récits de voyage

Venez voyager avec moi...

01 avril 2007

Lundi 8 août 2005 : Louxor - Esna - Edfou

Visite du temple de Karnak

Plan du temple

Le temple de Karnak, comme tout lieu de vie des Egyptiens est situé sur la rive droite (est) du Nil, de l'autre côté des nécropoles royales.

Le vaste sanctuaire d'Amon à Karnak fut établi à partir du IIe millénaire, mais au fil des siècles, il fut tour à tour agrandi, démoli, restauré par les pharaons du Nouvel Empire: les Aménophis, Thoutmosis et Ramsès. Le nom antique de Karnak Ipet Sout (la plus vénérée des places), désigne le centre du monde, le lieu ou Amon, après s'être crée lui-même, appela à l'existence choses et êtres.

A l'entrée du grand temple, l'allée des sphinx à tête de bélier symbolisant Amon, reliait le temple à un débarcadère sur le Nil.

Premier pylône

Grande cour à ciel ouvert avec le temple de Sethi II

La gigantesque statue en granit, à côté de l'entrée du deuxième pylône, représentait probablement Ramsès II accompagné d'une de ses filles.

Pharaon porte la double couronne (de haute et basse Egypte), ainsi que le Pschent, qui retombe sur le dos et les épaules. Dans ces mains les insignes du pouvoir : la crosse du berger qui guide son peuple dans l'autre main le flagellum ou fouet, pour éloigner l'ennemi et le terroriser. Autour de sa taille un pagne de lin fin, soutenu par une ceinture qui porte également un poignard.

Moment fort de la visite, la grande salle hypostyle qui est composée d'une allée de 12 colonnes de 23 mètres de haut, épanouies en larges ombrelles de papyrus et d'un ensemble de 122 autres colonnes.

L'obélisque de granit de Thoutmosis Ier à l'entrée du 4ème pylône haut de 23 mètres et pesant 143 tonnes fut érigée aux environs de 1530 av JC.

L'obélisque symbolise un rayon de soleil pétrifié, ultime goutte de soleil figée au contact de la terre, c'est pourquoi il est lié au culte du dieu soleil Rê. Son sommet se présente sous la forme d'une pyramide qui était recouvert d'un métal.

Les deux piliers de granit dressés par Thoutmosis III au centre du temple d'Amon symbolisent la Haute et la Basse-Egypte, le papyrus et le lotus.

De nos jours, le plafond antique n'existe plus.

Deux obélisques d’Hatchepsout dont un détruit par un tremblement de terre

Cour de la cachette

Scarabée d’Aménophis III

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Le lac sacré mesurait 120 mètres sur 77. Comme Karnak était un lieu de vie, tout autour du lac se trouvait les magasins d'entrepôt, les jardins, les maisons des prêtres, différents édifices, et semble-t-il une volière pour les oiseaux aquatiques. Chaque matin, les prêtres avaient pour rituels d'y venir se purifier avant les rites sacrés. Notons qu'aujourd'hui le lac est toujours "fermé" mais qu'auparavant un canal le reliant au Nil alimentait et nettoyait.

Navigation

Passage de l’écluse d’Esna

Coucher de soleil sur le Nil

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Mardi 9 août 2005 : Edfou – Kom Ombo

Visite du temple d’Horus

Plan du temple :

La ville d’Edfou, se trouve sur la rive orientale du Nil, à mi-chemin entre Thèbes et Assouan. Elle était nommée Djeba par les Égyptiens et Apollinopolis Magna par les Grecs. Capitale du deuxième nome dans l’antiquité, à la croisée de plusieurs voies importantes, cette localité doit sa célébrité au majestueux temple très bien conservé, que l’on peut encore visiter aujourd’hui. Il était consacré au dieu Horus.

Horus = Dieu faucon, possédant 3 représentations

- Faucon

- Homme à tête de faucon

- Astre ailé entouré de deux cobras protecteurs

Ce gigantesque temple, second par la taille après celui de Karnak, était orienté selon un axe sud-nord. Bien qu’il soit de conception tardive, il offre une vision très proche d’un temple égyptien de la période classique :

- Un monumental pylône d’entrée (avec ses 36 mètres, il est le plus haut pylône d’Égypte) représentant le roi Ptolémée XII combattant face à Horus

- Une cour à portique

- Un sanctuaire entouré de chapelles.

Les nombreuses salles du sanctuaire avaient chacune une fonction bien précise : trésor, chambre des offrandes, vestibules, bibliothèques et laboratoires. D’autres pièces servaient également de chapelles pour des divinités secondaires.

Une de ces salles abrite la reconstitution de la barque sacrée d’Horus.

Ce temple était le théâtre d’une très importante fête, celle dite du « Mariage Sacré » qui avait lieu une fois l’an. Au cours de celle-ci, la déesse Hathor remontait le Nil depuis son temple de Dendérah pour s’unir à Horus d’Edfou. À l’issue de ces réjouissances, qui duraient environ deux semaines, naissait le dieu-fils Harsomtous "Horus qui réunit les Deux-Terres". Ainsi, la triade divine était à nouveau régénérée.
Ce temple fut fondé en 237 av. J.-C. sous le règne de Ptolémée III Évergète, sur un temple plus ancien existant sous Thoutmôsis III (XVIIIe dynastie). Il sera achevé 188 ans plus tard, en 57 av. J.-C., par Ptolémée XII Néos Dionysos. C’est cependant au pharaon Nectanébo II (XXXe dynastie) que l’on doit la construction du naos en granit de 4 mètres de haut qui se trouve toujours en place dans le sanctuaire. Il servait à abriter la statue divine.
Les premiers Chrétiens y installeront une église et des chapelles comme l’attestent encore les croix et inscriptions gravées à l’intérieur du temple. Ce serait eux qui ont martelé les effigies. Comme tous les grands sanctuaires de l’ancienne Égypte, le temple d’Edfou sombrera ensuite dans l’oubli et sera envahi par les sables. C’est en 1860 que le grand archéologue Auguste Mariette entreprit le dégagement de l‘édifice. Les murs antiques allaient alors pouvoir enfin révéler les merveilleuses scènes mythologiques ainsi que les milliers d’inscriptions hiéroglyphiques qui sommeillaient là depuis des siècles.

Navigation

Visite du temple de Kom Ombo

Plan du temple

Situé à une quarantaine de kilomètres au nord d’Assouan, au cœur d’un important bassin agricole, le temple de Kôm-Ombo a remplacé, à l’époque ptolémaïque, un ancien sanctuaire de dimensions moindres (blocs d’un Sésostris, d’Aménophis I, d’Hatchepsout, de Thoutmosis III et de Ramsès II).
Il se dresse au sommet d’une colline, le long du fleuve qui, par érosion, a fait disparaître plusieurs installations annexes.

De façon fort originale, le temple de Kôm-Ombo est un temple double, dédié à deux triades distinctes ; l’une est dirigée par le dieu-faucon Haroëris (Horus l’Ancien), l’autre par le dieu-crocodile Sobek ; le jeu complexe des portes permettait de les isoler ou de les associer selon les nécessités du culte.

À l’arrière du pylône, dont il ne reste que quelques assises, une vaste cour donnait accès à deux salles hypostyles : le pronaos et la salle d’apparition

Puis trois autres salles conduisent vers le double sanctuaire. Outre les cartouches des souverains lagides, on note ceux d’empereurs romains, dont Macrin et Diaduménien (217). Une scène gravée sur le mur d’enceinte est unique : entre le roi agenouillé et le dieu est figurée une sorte d’armoire contenant des instruments de chirurgie.

On y trouve également le premier calendrier du monde.

À l’avant du temple se trouvait un mammisi (temple de la Naissance), œuvre de Ptolémée Évergète II, qui a été en grande partie emporté par le Nil.

La chapelle d’Hathor est mieux conservée ; selon une inscription en grec, elle fut décorée sous l’empereur Domitien par dame Petronia et ses enfants, en l’honneur d’Aphrodite ; on y trouve aujourd’hui entreposées des momies de crocodiles provenant de la sépulture de ces animaux sacrés située à un kilomètre au sud du temple.

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Mercredi 10 août 2005 : Assouan

Nous arrivons à Assouan à 8h.

Nous partons alors pour une excursion en barque à moteur vers l’île d’Eléphantine.

Éléphantine, située sur le Nil face à Assouan fut la capitale du premier nome de Haute-Égypte. Son nom Abou vient de Ab qui signifie en même temps l’éléphant et l’ivoire. Son nom ancien était Yeb.

Selon la mythologie, une caverne abritait l'Esprit du Nil, le dieu Hapy. L'île Eléphantine était considérée comme la source du Nil. Pendant l'Antiquité, c'était aussi le lieu de culte de Khnoum (créateur de l'humanité), de Satis (sa femme) et Anukis (sa fille). Les cultes égyptiens disparurent au profit du christianisme lors de la période gréco-romaine.
Durant des siècles, l'île Eléphantine fut le centre administratif et commercial d'Assouan. Le commerce de l'ivoire et du granit a participé à la prospérité de l'île. Des vestiges témoignent de la grandeur du site à l'époque romaine.

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L'île Eléphantine s'étend sur une surface de 1,5 km, recouverte de palmiers et de splendides jardins.

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Le jardin botanique est plus connu sous le nom d’île Kitchener. Le Lord Kitchener a en effet reçu cette île en cadeau pour le remercier d’avoir gagné une bataille et arrêté une révolte au Soudan. Lord Kitchener était passionné de botanique, il a donc rempli l’île d’arbres et de fleurs de toutes sortes, importés d’Afrique équatoriale et d’Asie.

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Nous effectuons la visite d’un village nubien, où nous sommes accueillis avec un thé et une collation pendant que le guide nous explique leur mode de vie.

Nous passons sur la première cataracte du Nil.

Au nombre de six, les cataractes du Nil sont dangereuses pour la navigation. Depuis le Nord de Khartoum au Soudan actuel, la vallée du Nil sinue de cataracte en cataracte jusqu'à l'Égypte.

La Nubie s'étend de la première cataracte jusqu'à la quatrième cataracte.

Le désert de Bayouda se trouve dans la boucle formée par le Nil entre la quatrième et la sixième cataracte.

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Nous passons devant le mausolée de l’Aga Khan III.

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A l'image des princes nubiens, l'Aga Khan III choisit les falaises d'Assouan pour se faire inhumer. Considéré à l'époque comme l'homme le plus riche au monde, ce dernier venait à Assouan pour soigner ses rhumatismes en s'enterrant jusqu'a la taille dans le sable brûlant. Mort en 1957, il était le quarante-huitième imam de la secte musulmane des ismaéliens. Son mausolée, désormais fermé au public, offre une vue magnifique sur le Nil et la ville. Le palais des femmes construit à ses pieds n'a de fenêtres qu'en direction du mausolée pour que chaque jour elles le regardent et pensent à lui.

Dans l’après-midi, nous partons pour le temple de Philae.

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Parmi les îles granitiques de la première cataracte, un peu au sud de la ville d’Assouan, se dresse le domaine de la déesse Isis, que l’on qualifie souvent comme étant la "Perle de l’Égypte".

Bien que le culte d’Isis se perde dans les origines de la civilisation pharaonique, l’édification de ce sanctuaire est très tardive. Mis en chantier par Nectanébo Ier (XXXe dynastie) et ensuite agrandi par les Ptolémées et les Romains, il sera le dernier bastion de la religion égyptienne. Ce n’est qu’en 540 de notre ère, que l’empereur byzantin Justinien, fera fermer le temple et arrêter les prêtres. À cette époque, le temple était alors fréquenté par les Blemmyes, redoutables tribus nubiennes, qui venaient encore y vénérer la déesse Isis. Ce décret sonna le glas de la civilisation de l’Égypte ancienne car, plus personne n’était encore capable de déchiffrer les hiéroglyphes. Les chrétiens s’installeront ensuite sur l’île et transformeront les sanctuaires en églises qui resteront en activité jusqu’au XIIIe siècle.

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Histoire du sauvetage du temple de Philaé :

Après la construction par les Britanniques, en 1894, du premier barrage d’Assouan, les temples de Philaé furent en partie immergés par le Nil dix mois sur douze.

En 1979, on commença à construire le second barrage. Or, Philaé se trouverait dans la nappe ainsi créée, entre l’ancienne construction en aval, et la nouvelle en amont. Certes, dans ce lac de retenue, le niveau serait inférieur à celui qu’il devait atteindre derrière la nouvelle digue, et inférieur même à la hauteur maxima actuelle. On aurait une sorte de palier. La masse d’eau incluse n’atteindrait le pylône principal du temple d'Isis qu’à la moitié de sa hauteur environ. Ce n’était pas un progrès. Ainsi l’île ne serait jamais plus découverte complètement au cours d’une partie de l’année. Elle n’aurait plus de saison sèche ! D’autre part — et là résidait le péril de mort — la masse d’eau devait subir des oscillations quotidiennes d’une amplitude de six mètres. Il en résulterait un mouvement de bas en haut et de haut en bas qui finirait par limer les murs qui s’aminciraient jusqu’à l’écroulement.

Alors se posait toujours la lancinante question : comment sauver Philaé ? Une solution finit par s’imposer : démonter le temple et le transporter sur l’îlot Aguilkya à trois cents mètres vers l’aval et que les eaux du Nil ne recouvrent jamais.

La gigantesque opération fut menée sous les auspices du ministère de la Culture égyptien, des services d’archéologie du Caire ainsi que de l’Unesco, Mme Christiane Desroches Noblecourt étant la cheville ouvrière de tous les sauvetages.

En premier lieu il a fallu construire autour de Philaé deux parois métalliques de 17 mètres de haut et distantes de 12 mètres constituées de 850 rideaux d’acier pesant 1276 tonnes qui, une fois remplies de 200 000 mètres cubes de sable, formeraient une protection efficace contre la pression de l’eau environnante. Ensuite l’eau qui se trouvait à l’intérieur de l’enceinte a été pompée et rejetée dans le lac. L’île asséchée, la vase enlevée, commença l’enregistrement. Le moyen consiste à employer des paires d’appareils photographiques de très haute précision afin de donner des photos tridimensionnelles de chaque monument que l’on peut ensuite reproduire à l’aide d’un appareil particulier à la stéréophotographie, permettant de tracer une ligne continue de toutes les constructions sur la surface du monument; le dessin de contour résultant de cette opération est alors tellement précis qu’il donne l’indice de guide nécessaire pour la reconstruction du monument dans son aspect primitif.

Les temples ont ensuite été découpé en blocs et extrait du site à l’aide de barges qui ont emmené les morceaux pour les mettre à l’abri, le temps de les reconstruire sur leur nouveau site d’accueil : l’île d’Aguilkia, 300 mètres plus au nord. L’île a été arasée de 30 mètres et remodelée afin de lui donner l’aspect de l’île de Philaé originale, celle d’un oiseau nageant sur le Nil. Le transport des temples commença le 9 septembre 1974 et s’acheva deux années plus tard.

Le gouvernement Égyptien, qui avait déjà contribué pour plus de moitié aux frais nécessaires pour sauver les deux temples d’Abou Simbel, envisagea la question de fournir les montants requis. Vingt-trois états ont cotisé à la caisse de l’Unesco ; à ces subsides sont venus s’ajouter les revenus des expositions des trésors égyptiens qui ont sillonné le monde. Le total de toutes ces participations a atteint un montant de plus de 15 millions de dollars.

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Mercredi 10 août 2005 : Assouan (2)

Ensuite, retour à Assouan où nous visitons l’institut national du papyrus, où nous assistons à une démonstration de la fabrication du papier à partir de la tige du papyrus.

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Etapes de la fabrication :

- Enlever l’écorce du papyrus.

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- Couper la moelle en plusieurs lamelles.

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- Enlever l’eau et les sucres (qui rendent les lamelles cassantes) en tapant avec un marteau puis en écrasant sous un rouleau. Les lamelles deviennent alors souples et élastiques.

- Tremper dans l’eau du Nil de 7 jours (pour un papier clair) à 15 jours (papier plus foncé).

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- Mettre entre deux linges en coton (à l’époque entre deux peaux de bête) les lamelles entrecroisées.

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- Mettre sous presse pendant 7 jours (à l’époque sous de grosses pierres).

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Résultat :

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Le soir, retour vers le temple de Philae pour un spectacle Sons et Lumières, écrit par André Castelot, qui permet de revivre sous la nuit étoilée, les mystères d'Isis ainsi que les dernières grandes heures de l’Égypte pharaonique.

Il nous est par exemple raconté la légende de la rivalité entre Osiris et Seth :

Malgré la malédiction portée par Râ sur Nout, la déesse du ciel qu’il avait condamné à la stérilité, Osiris naquit. En effet, le dieu Ibis Thot, contourna cette condamnation en donnant au temps cinq journées supplémentaires dans l'année. Osiris, fils de Nout, fut ainsi conçu, selon la légende égyptienne, lors de cette période. Assisté de son épouse et sœur (Isis), Osiris apprend aux humains à respecter l'ordre universel, les dieux, et leur enseigne l'agriculture. Dieu aimé du peuple du Nil, symbole de continuité, Osiris tomba sous la jalousie extrême de Seth, son cadet qui, aidé de ses partisans, le jeta aux courants du fleuve, enfermé dans un coffre. Isis récupérera le corps et, de sa magie unie à celle de Nephtis, rendra brièvement vie à Osiris qui, en une dernière union charnelle donnera vie à Horus. La rivalité rongeant encore le cœur de Seth, ce dernier mutila le corps de son frère et en dispersa le cadavre. Isis repris sa quête et recueillit les fragments épars du dieu profané, hormis son pénis que le poisson Oxyrinthe avait avalé. Dans ce mythe d'Osiris se retrouve la symbolique de la désintégration et de la réintégration dans un état supérieur.

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10 août 2007

Jeudi 11 août 2005 : Assouan – Abou Simbel

Abou Simbel

Ramsès II y fut déifié dans un temple creusé « pour l’éternité » dans un éperon de la chaîne libyque.

Les temples de Ramsès II et de Néfertari ont du être déplacés à cause du barrage d’Assouan entre 1963 et 1968.

L’édification du barrage d’Assouan, entre 1960 et 1971, a provoqué l’engloutissement de toutes les zones habitées de la Basse-Nubie, entre Assouan et la frontière avec le Soudan. Parmi les nombreux temples menacés par les eaux du lac artificiel, ceux d’Abou Simbel étaient de loin les plus difficiles à sauver.

En 1963, l’Egypte et l’Unesco accordaient à des entreprises française, allemande, italienne, suédoise et égyptienne le soin de démanteler, de transporter puis de reconstruire bloc par bloc et 65m plus haut que leur situation originelle les deux temples d’Abou Simbel. C’était la plus simple et la moins coûteuse des différentes solutions envisagées à partir de 1960.

On protégea le site des crues du Nil en érigeant une digue de protection provisoire de plus de 350m et on arasa les collines surmontant chaque temple (soit un déplacement de 300 000 tonnes). Pour éviter toute vibration, on recouvrit de sable la façade des deux temples en y ménageant un passage vers l’intérieur. Puis on aborda la phase la plus délicate, le grès rose nubien étant devenu très friable avec le temps : scier l’ensemble en plus de 1000 blocs, chacun solidarisé par résine époxy à des barres de cuivre afin d’être prélevé par une grue, un pont roulant assurant ensuite le déplacement au sommet de la falaise. Cet ensemble pesait 15 000 tonnes, dont 11 500 pour le Grand Temple. Pour remonter ce dernier, on érigea, en respectant l’orientation primitive, une superstructure en béton autour de laquelle fut reconstitué ce joyau qui ne présente aujourd’hui plus aucune cicatrice de cette opération pharaonique qui s’acheva en septembre 1968.

Grand Temple

Il est probable que Ramsès II a fait ériger ce temple si loin de Thèbes pour une raison mêlant économie et politique. En effet, l’Egypte importait de nombreux biens de l’Afrique intérieure parmi lesquels de l’or extrait du désert de Nubie, du quartz dans le Ouadi el-Alaki et de la diorite juste à l’ouest d’Abou-Simbel. En bâtissant un tel temple, le pharaon contribuait à pacifier une région d’une importance capitale tout en protégeant symboliquement les frontières du royaume.

La façade

Taillée vers l’est en forme de pylône dans un à-pic de 33m de hauteur et de 38m de largeur, elle est précédée d’une terrasse où alternent des statues du roi et du dieu Horus. Au-dessus du portail d’entrée une niche abrite la statue de Rê-Horakhty (le soleil à son zénith, doté d’une tête de faucon), flanquée de bas-reliefs représentant le roi. Un rébus hiéroglyphique précise que le bénéficiaire du temple est le roi déifié. La façade est surmontée d’une corniche décorée de 22 singes cynocéphales (à tête de chacal).

Les 4 colosses figurent Ramsès II, assis et regardant en direction du soleil levant, coiffé du nemès et du pschent : le visage porte la barbe postiche ; le cartouche royal est frappé dans la pierre, sous la poitrine et sur les bras. Directement taillés dans la falaise, ils sont hauts de 20m. l’artiste a travaillé ici de façon réaliste comme pour mieux souligner que nous sommes devant le temple d’un roi tout-puissant, soucieux de traduire à la fois une impression d’unité et de calme. Malgré les dimensions, la perfection est atteinte. A côté et entre les jambes, des statues plus petites représentent entre autres la reine Touy (la mère de Ramsès II), Néfertari (son épouse) et la princesse Méritamon (sa fille). En s’approchant, on remarque de nombreuses inscriptions, gravées dans plusieurs langues depuis les soldats grecs de l’Epoque saïte jusqu’aux voyageurs européens des temps modernes.

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L’intérieur

Dédié à Amon-Rê, le Grand Temple d’Abou Simbel est un spéos, c’est-à-dire un temple intégralement creusé dans la masse rocheuse. Profond de 62 m, il respecte la typologie traditionnelle des temples de plein air.

Décoré de vautours aux ailes déployées symbolisant le ciel, le plafond du pronaos est supporté par 8 piliers osiriaques, éléments typiques de la cour d’un temple : les statues représentent Osiris sous les traits de Ramsès II (ceux situés au Sud portent la couronne de Haute-Egypte, ceux du Nord le pschent). Les bas-reliefs des parois illustrent des faits militaires. La paroi Nord porte la célèbre scène de la bataille de Qadesh. Plusieurs phases sont évoquées. Au registre inférieur, on voit : le roi sur son trône tenant conseil, son char et sa garde, des espions hittites bâtonnés ; le camp égyptien avec des chevaux et des soldats travaillant au cantonnement ; le départ des troupes. Au registre supérieur : le roi sur son char décochant des flèches sur l’ennemi, la citadelle de Qadesh, les Hittites. Un registre intermédiaire décrit l’engagement de la cavalerie. Dans l’angle Nord-Est supérieur : fin de la bataille avec le roi, debout sur son char, assistant au dénombrement des victimes (mains et sexe coupés). En face, sur la paroi Sud, des scènes d’offrande surplombent des scènes de guerre, dont une représente le roi et ses 3 fils chargeant à la tête de son armée dans un style expressif. De part et d’autre du pronaos, des salles transversales à la décoration inachevée sont entourées de banquettes destinées à recevoir les offrandes. Une porte mène à deux chapelles décorées de scènes d’offrandes. Enfin, on accède au naos où sont assises 4 statues taillées dans la banquette rocheuse, de gauche à droite : Ptah, Amon-Rê, Ramsès II et Rê-Horakhty. De la sorte, Ramsès II est présenté à l’égal des dieux, à côté de la triade divine. Détail surprenant : deux fois par an, le 20 février (date de naissance du roi) et le 20 octobre (date de son couronnement), les rayons du soleil viennent frapper 3 des 4 statues ; la seule à rester dans l’ombre est celle de Ptah (elle ne porte pas de couronne).

La bataille de Qadesh

La bataille de Qadesh est une bataille qui eut lieu aux environs de -1274 et qui opposa les deux plus grandes puissances du Proche-Orient : l'empire hittite, dont le centre était en Anatolie, et l'Égypte ramesside.

Contexte historique :

Le royaume hittite et le royaume égyptien entretiennent des relations conflictuelles depuis le milieu du XIVe siècle av. J.-C., quand le roi hittite Suppiluliuma Ier avait placé le nord de la Syrie sous sa coupe à la suite de plusieurs offensives victorieuses face au Mitanni, alors l'allié de l'Égypte, dont il avait fait un vassal. Au cours de ces conflits, quelques cités vassales du pharaon Akhénaton étaient passées sous contrôle hittite.

L'Égypte réagit face à cette menace après l'avènement de la XIXe dynastie. Séthi Ier réussit à remporter quelques succès, et son fils Ramsès II décide de poursuivre dans cette voie. C'est durant la quatrième année de son règne (vers -1275) qu'il entame son rêve de reconquête des territoires jadis soumis par son illustre ancêtre Thoutmôsis III. La forteresse de Qadesh est l'un des symboles de la présence hittite au Proche-Orient et malgré sa réputation d'être imprenable, elle est l'objectif final de la campagne qui s'engage.

Partant de sa capitale Pi-Ramsès (à l'est du delta), Ramsès passe par Tcharou, Canaan, Tyr et Byblos, puis s'enfonce en Amurru, surprenant le prince Benteshina allié des Hittites qui se rallie à lui sans résistance. Ramsès laisse les gens du Naharina sur place avant de s'en retourner en Égypte.

Pendant l'hiver, il prépare son armée basée dans la capitale. Les divisions de Seth, , Amon et Ptah constituées de Modèle:Fomatnum:1900 soldats égyptiens, 2 100 mercenaires dont les Sardanes incorporés après leur raid contre l'Égypte et 2 500 chars bien entraînés. Partie en mai -1274, l'expédition passe en Canaan, en Galilée remonte par la plaine de la Beqaa pour s'enfoncer jusqu'à Qadesh, en Syrie actuelle.

De son côté, Muwattali, l'empereur hittite, réunit une coalition comprenant : Hittites, Naharina, Arzawa, Dardaniens, Kerchkech, Masa, Pidasa, Inouna, Karkisa, Lukka, Kizzuwatna, Karkemish, Ougarit, Kedy, Nouges, Mouchaset, Qadesh soit environ 30 000 hommes dont 3 000 charriers.

La légende égyptienne :

La légende immortalisée par le Poème du scribe Pentaour et le Bulletin (recueil de souvenirs de guerre), nous apprend qu'en traversant le bois de Labouy, deux shasou (bédouins) affirment que Muwattali, craignant Ramsès, se trouve encore aux environs d'Alep (loin au nord, à la frontière du royaume hittite). Ramsès, trop crédule, fait installer son camp sur la rive ouest de l'Oronte à proximité de la forteresse sans attendre le renfort des trois divisions qui suivent à plusieurs heures de marche. Seule la division d'Amon l'accompagne. Après un interrogatoire poussé, les bédouins finissent par avouer que l'armée hittite se trouve derrière Qadesh, sur la rive est de l'Oronte.

Pharaon réunit son conseil de guerre et fait partir des coursiers pour faire hâter le pas aux troupes restées en arrière, mais les Hittites ayant traversé le fleuve près de la forteresse attaquent la division de Rê qui tente de rejoindre le camp. La division de Rê croule sous l'impact et les Hittites fondent sur le camp de Ramsès alors que la division de Ptah traverse à peine l'Oronte et que celle de Seth se trouve encore dans le bois de Labouy. La division d'Amon doit donc faire face seule aux 2 500 chars et aux milliers de fantassins de l'armée hittite.

Décimée, elle ne peut résister et l'armée hittite pénètre dans le camp. Ramsès fait atteler son char tiré par ses deux chevaux préférés Victoire dans Thèbes et Mout est satisfaite. Se trouvant isolé et submergé, il s'adresse alors au dieu Amon, son père, et lui demande son aide pour les services qu'il lui a rendus en construisant des temples, en enrichissant son clergé et en lui faisant moult sacrifices.

La réponse ne se fait pas attendre : « Je suis avec toi, je suis ton père et ma main est avec toi. Je vaux mieux que des centaines de milliers d'hommes. Je suis le maître de la victoire ! ». Redoublant d'efforts, il se lance alors à corps perdu dans la bataille et massacre grâce à la force divine de Seth des milliers de Hittites. Arrivent alors les Néarins qui, soutenus par la division de Ptah et ce qui reste de celle de Rê, affrontent les Hittites et remportent la victoire.

Le lendemain Muwattali envoie une proposition d'armistice et implore la clémence de Ramsès. Celui-ci la lui accorde, décide de s'en retourner en Égypte sans tenter de prendre Qadesh et fait graver sur le mur de plusieurs temples (comme Abou Simbel) sa « grande victoire ».

Temple d’Hathor

A la droite du Grand Temple consacré au roi, donc au Nord, le Petit Temple ou Temple d’Hathor est celui de la reine Néfertari. Egalement orienté à l’Est, il est dédié à la déesse-vache, celle qui chaque jour met au monde le soleil.

La façade

Certes moins imposante, mais elle aussi découpée en forme de pylône, elle présente une étonnante succession de 7 contreforts inclinés dans l’intervalle desquels sont inscrits 6 colosses taillés dans le roc sur une hauteur de 10 m. ceux-ci figurent, de gauche à droite : Ramsès II coiffé de la couronne de Haute-Egypte, Néfertari vêtue du costume d’Hathor et coiffée de cornes en forme de lyre (sous de hautes plumes enserrant le disque solaire), Ramsès II divinisé coiffé de la couronne de Haute-Egypte, Ramsès II divinisé coiffé du pschent, Néfertari et Ramsès II coiffé du nemès surmonté du disque solaire. Une chose est remarquable : Ramsès et Néfertari ont la jambe gauche en avant, ce qui signifie qu’ils sont « vivants ». Une frise de cobras (urœus de la déesse Ouadjit) protège l’entrée du temple.

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L’intérieur

Cet autre spéos est plus petit que son grand frère. Le plafond du pronaos est supporté par 6 piliers hathoriques. Les bas-reliefs des parois Nord et Sud sont des scènes d’offrande montrant Hathor donnant l’éternité au roi, Néfertari présentant le sistre (instrument de musique de la déesse Hathor) à Anouket, déesse de la Cataracte, le roi offrant des papyrus. Au fond, un large vestibule donne accès au naos. Entre 2 piliers hathoriques, la statue (en mauvais état) de la déesse Hathor semble émerger de la roche pour présenter Ramsès II, qu’elle immortalise de ce fait.

Vue sur le lac Nasser

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Le lac Nasser est un lac artificiel situé à la frontière soudano-égyptienne. « Nasser » est l'appellation de la portion égyptienne de ce plan d'eau (soit 83% de sa surface totale), le côté soudanais portant le nom de lac de Nubie. D'une longueur de 500 km, sa largeur varie entre 5 et 35 km pour une surface totale de 6 216 km², dont 5 250 km² en Égypte. Il constitue un réservoir de 162 milliards de m³ (soit 162 km³) d'eau en plein désert de Haute-Égypte.

Créé à l'issue de la construction du barrage d'Assouan, entre 1958 et 1970, il est alimenté par les eaux du seul Nil. Lors de sa construction et pour contrer la montée des eaux, plusieurs sites archéologiques nubiens, dont Abou Simbel et Philae, furent démontés pierre par pierre et déplacés en hauteur. Ce chantier fut de fait l'occasion de déplacements massifs d'infrastructures et de populations (essentiellement plusieurs centaines de milliers de Nubiens d'Égypte) : le port fluvial soudanais de Wadi Halfa fut par exemple totalement submergé et remplacé par une ville nouvelle aux bords du nouveau lac.

Le lac tient son nom du président Gamal Abdel Nasser, maître d'œuvre de cet ouvrage contesté. De plus, de par son effet régulateur sur les crues du fleuve, il diminue la quantité d'alluvions déposées en aval et est directement cité comme responsable de l'érosion du delta du Nil.

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Jeudi 11 août 2005 : Assouan – Abou Simbel (2)

Passage au barrage d’Assouan

Le Barrage d'Assouan, aussi appelé le Haut Barrage d'Assouan, est un barrage hydroélectrique construit en 1970 à sept kilomètres en amont d'Assouan sur le Nil en Haute-Égypte. Il est décrit comme un des plus grands du monde. Sa capacité de retenue est de 169 milliards de mètres cubes d'eau. Il a été construit en supplément de l'ancien barrage d'Assouan (lui même surélevé deux fois) qui ne donnait pas satisfaction en terme d'efficacité et de sécurité. Ce dernier est toutefois toujours en fonctionnement et continue de produire de l'énergie hydroélectrique. Sans ce barrage, le Nil inonderait chaque été les plaines fertiles de la vallée, en raison de l'affluence d'eaux provenant de toute l'Afrique de l'Est. Ces inondations apportaient des nutriments et des minéraux (limon) qui rendaient fertile le sol de la vallée du Nil, et permettaient l'agriculture. Mais, l'augmentation de la population dans la vallée rendait nécessaire le contrôle des eaux pour protéger les installations agricoles et les exploitations de coton. Les années de « grandes crues », des récoltes entières étaient perdues, alors que les années où la crue était moindre, la population souffrait de la sécheresse et de famine. Le but de ce projet était de réguler les crues, de produire de l'électricité pour le pays, et de constituer un réservoir d'eau pour l'agriculture.

Vue sur le Nil

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Vue sur le lac Nasser

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Après-midi à Assouan

Visite de l’obélisque inachevé, dans une carrière de granit rose

Ce monument n’a jamais quitté la carrière de granit où les ouvriers commencèrent de le tailler dans son rocher. La cause : une fêlure. Long de 41,5 m et d’un poids estimé à quelques 1200 tonnes, cet obélisque aurait été le plus grand de tous ceux que l’on connaît s’il n’avait été abandonné dans son lit de granit. Trois de ses faces ont été terminées et il ne porte aucune inscription.

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Taille et transport d’un obélisque

Après avoir taillé et poli la face externe, on creusait sur les côtés des entailles à l’aide de marteaux en diorite, une roche plus dure que le granit. Pour découper la face interne, on creusait des rainures dans lesquelles on appliquait des coins en bois que l’on gonflait d’eau afin de faire sauter la roche, puis on achevait le travail avec des ciseaux de cuivre ou de bronze. Une fois achevé, l’obélisque était hissé hors de fosse sur des poutres pour être roulé jusqu’à son point d’embarquement. Le navire de transport (80m de long dans le cas des obélisques d’Hatchepsout) venait se placer parallèlement au monument. Il était chargé de lest pour pouvoir l’accueillir. Une fois l’obélisque bien amarré, on retirait le lest et le navire récupérait une bonne ligne de flottaison pour pouvoir gagner le site choisi.

Visite du Souk

Distant d’une centaine de mètres du fleuve, la rue du Souk s’étire parallèlement à la Corniche, depuis la rue Abbas Farid jusqu’à la gare ferroviaire. Bien que ce marché soit devenu éminemment touristique, son bain de foule demeure une curiosité incontournable. On y vend quantité de choses : pigments multicolores, vêtements suspendus aux cintres des devantures, épices innombrables, narguilés en verre et en ferblanterie, tapis de laine, fleurs et plantes séchées tels que le karkadé et la menthe, régiments d’objets souvenirs en albâtre ou en granit, pyramides de légumes et de fruits divers, parfums et encens, le tout entre des carrioles bringuebalantes tirées par des ânes fatigués, au milieu de petites échoppes.

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Vendredi 12 août 2005 : Assouan – Louxor

Journée farniente

La journée est consacrée à la navigation entre Assouan et Louxor...

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Spectacle Sons et lumières au temple de Karnak en soirée

Ce spectacle, inauguré en 1972, permet au visiteur de se faire une représentation historique de la construction de l'ancienne Thèbes et de son importance dans l'Histoire de l'Égypte avant de plonger dans la naissance du complexe de Karnak, qui est le plus grand de tous les complexes religieux de l'Histoire de l'Ancien Monde.

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Samedi 13 août 2005 : Louxor

Vallée des rois

Face à la ville, cette vallée appelée en arabe Biban el-Molouk (les « Portes des Rois ») est le fruit d’une érosion s’ouvrant dans les massifs calcaires de la chaîne libyque. Longue de plusieurs kilomètres, elle n’offre que la roche aux regards, ses 58 tombes connues étant percées dans ses profondeurs.

La cité thébaine qui domine la vallée aurait, par sa forme pyramidale, suggéré aux pharaons des XVIIIè, XIXè et XXè dynasties de faire creuser leurs tombes dans ce morceau de désert brûlé par le soleil. La vallée est en outre d’un accès difficile, facilement contrôlable. Malgré cela, ces tombes, séparées de leur temple funéraire depuis Aménophis Ier, furent rapidement violées, dès la XXè dynastie.

Pharaon faisait construire sa sépulture de son vivant. Une fois le site choisi, les terrassiers se mettaient au travail. A l’aide d’un maillet de bois et d’un ciseau métallique, ils creusaient le calcaire et les bancs de silex suivant les ordres de l’architecte. A mesure de leur avance, des plâtriers rattrapaient les irrégularités de la paroi en la recouvrant d’un stuc qu’ils polissaient ensuite d’un enduit fin blanchi à la craie. Alors intervenaient les dessinateurs qui quadrillaient à l’ocre rouge les surfaces à décorer. Une fois les hiéroglyphes et les personnages représentés, c’était au tour des sculpteurs d’intervenir. Ils taillaient les dessins afin d’obtenir des bas-reliefs que des peintres coloraient en fonction d’une codification précise déterminée par les rites.

Le plan diffère d’une tombe à l’autre. L’escalier, le couloir de descente et les salles flanquant la salle du sarcophage sont communs. Généralement, le couloir de descente des tombes de la XVIIIè dynastie forme un angle droit et est interrompu par un puits, alors qu’il est rectiligne dans celles de la XXè dynastie. La décoration est exclusivement consacrée au monde de l’au-delà et au périple de Pharaon pour gagner le royaume d’Osiris. Elle contraste donc avec les représentations naturalistes des tombes privées, car ici il est question de la survie de l’âme royale.

Bien que divin, il arrivait que Pharaon meure. Il fallait soixante-dix jours pour le momifier et l’emmailloter de bandelettes. Pharaon pouvait alors gagner sa demeure éternelle. Le cortège de prêtres et ses pleureuses le maintenait dans son sarcophage de bois jusqu’au seuil de sa tombe que les ouvriers avaient théoriquement eu le temps de terminer et de « meubler ». On procédait à l’ouverture de la bouche, rituel qui rendait la vie au défunt, puis on descendait Pharaon jusqu’à la salle du sarcophage où une cuve monumentale avait été préparée dès la construction. Dès que le couvercle enfermait le sarcophage dans la cuve, on fermait la tombe en apposant des sceaux royaux sur la porte.

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Visite de 3 tombes

Thoutmosis III

Située tout à l’extrémité d’une gorge étroite, la tombe fut découverte en 1898 par le français Victor Loret. Après le puits, le vestibule est décoré de peintures représentant 765 divinités. De là, un escalier mène à la salle du sarcophage, avec au centre une cuve funéraire vide, en quartzite rouge – la momie avait déjà été retrouvée par Maspero, dans une cachette de Deir el-Bahari, en 1881. Les parois sont décorées à l’image d’un gigantesque papyrus, illustrant le Livre de l’Amdouat, texte magique décrivant le parcours nocturne du Soleil ; la subdivision en 12 sections correspond aux 12 heures de la nuit. Les piliers sont ornés d’extraits des Litanies du soleil, où le roi est assigné à l’astre divin.

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Ramsès Ier

La tombe de Ramsès Ier, le fondateur de la XIXe dynastie est composée d'une rampe d'accès, d'un corridor, d'une première chambre et de la salle du sarcophage. Seule cette dernière pièce est décorée. Les parois de la salle du sarcophage sont entièrement coloriées. Elles portent une partie du "Livre des Portes". Chaque côté de la salle est orné d'une heure de ce recueil.

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Siptah Ier

Le tombeau de Siptah 1er se trouve dans un renfoncement de l'allée principale. Cette tombe est atypique, car elle n'est pas terminée. Elle a été creusée dans la roche, et a été laissé comme tel. Il n'existe aucune décoration murale que ce soit dans le couloir qui mène à la tombe, ou encore dans la pièce abritant le sarcophage du pharaon.
Il y règne une atmosphère particulière, cette tombe simple est un véritable havre de paix, où aucun bruit ne perturbe le repos éternel du pharaon.

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Il est intéressant de noter que les coloris de l’ensemble de ces tombeaux sont demeurés magnifiques.

Vallée des reines

La vallée des reines est la nécropole des épouses royales, des filles, parfois des fils des rois des XIXe et XXe dynasties. On en connaît aujourd'hui près de 80 tombeaux dont celui de la reine Néfertari, la Grande épouse royale de Ramsès II, mais seuls deux ou trois sont ouverts au public : la tombe de Khâemouaset (fils aîné de Ramses III), la tombe d' Amon-her-Khepechef (autre fils de Ramses III), et la tombe de Tyti (épouse d’un Ramses).

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Colosses de Memnon

Sur la droite de la route rectiligne qui mène à l’intersection des routes qui conduisent aux différents sites de la rive Ouest, ce célèbre duo de colosses marque comme une frontière entre les terres cultivées et le désert.

Ces deux blocs monolithes de quartzite pesant chacun 720 tonnes se dressaient autrefois devant l’entrée du temple funéraire d’Aménophis III, détruit depuis l’Antiquité puisqu’il servit de carrière à d’autres pharaons. Ils représentent donc Aménophis III, coiffé du nemès et assis dans une des attitudes royales des plus typiques. Chaque côté du trône est flanqué d’une figure féminine : la reine Moutemouïa, la mère du roi ; la reine Tiyi, sa femme.

On pense qu’en l’an 27 av. J.-C., ces deux colosses furent ébranlés par un tremblement de terre. Celui de droite se mit dès lors à manifester un phénomène curieux sur lequel s’est bâtie une légende. Après l’humidité de la nuit et avec la chaleur naissante du matin, il émettait comme un murmure plaintif. Les Grecs y virent une réincarnation de Memnon, un des héros de la guerre de Troie, avec d’autant plus de conviction que les Egyptiens nommaient ces statues memnou, appellation désignant toute construction religieuse. Grâce à sa mère, Eos, c’est-à-dire l’Aurore, Memnon, tué par Achille, avait obtenu l’immortalité accordée par Zeus. Les Ptolémées furent donc convaincus qu’à chaque lever du soleil, Memnon saluait plaintivement l’apparition de sa mère qui, en réponse, le couvrait de rosée pour lui révéler ses larmes. Donc, pour être tout à fait exact, seul le colosse de droite aurait dû s’appeler « colosse de Memnon ».

Grecs, mais aussi Romains, entamèrent ainsi des pèlerinages aux pieds de la statue vivante. Plusieurs inscriptions en témoignent, dont une sur les jambes du colosse, laissée par une poétesse romaine du nom de Julia Balbilla, qui accompagnait Hadrien lorsqu’il vint personnellement écouter Memnon. Septime Sévère, probablement désireux de se justifier son nom, fit restaurer la statue. Plus aucun son n’en émana.

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Balade en dromadaire

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Visite du musée d’Art égyptien ancien de Louxor

Ce petit musée inauguré en 1975 expose de la statuaire, des stèles, des poteries, des bijoux et du mobilier mis au jour dans des temples et des tombes de Thèbes. Toutes les pièces datent du Moyen et du Nouvel Empire.

Dimanche 14/08/2005

Retour à Paris sous la pluie et par un temps frais.

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Premier jour de voyage : arrivée à Oslo

Nous sommes le mercredi 9 août 2006. Nous arrivons à Oslo vers 16h30, sous une légère pluie.

Au cours de son histoire, la capitale norvégienne a changé de nom à plusieurs reprises. Baptisée Oslo à l’origine, elle fut successivement appelée Christiana et Kristiana avant de reprendre son nom initial en 1925. Ses habitants peuvent nager dans l’Oslofjord en été et chausser les skis dès l’arrivée de l’hiver. Le centre abrite de nombreux musées et galeries, un palais royal, des parcs et des édifices publics. Datant du XIVè siècle, son château garde l’entrée du port.

La première étape a été la visite de l’hôtel de ville Rådhuset.

Il a été inauguré en 1950, à l’occasion du 900ème anniversaire de la ville d’Oslo. C’est depuis le centre administration d’Oslo.

Son grand hall richement orné, le Rådhushallen, accueille chaque année, le 10 décembre, la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix. La paroi du fond de ce hall expose l’œuvre de Henrik Sørensen, la plus grande peinture à l’huile d’Europe.

On peut voir dans cet hôtel de ville une sculpture représentant un tigre, qui est l’emblème d’Oslo.

J’ai ensuite effectué une balade derrière l’hôtel de ville, sur le port du fjord d’Oslo.

   

   

   

Sur le port, on peut trouver le bâtiment du prix Nobel.

Puis, je suis montée au niveau de la forteresse Akershus. J’ai vu en particulier le Høymagasinet, qui est une ancienne grange à colombage de 1845. Aujourd’hui, elle abrite des maquettes retraçant l’histoire des bâtiments de la ville.

Le centre d'Oslo présente beaucoup de coins de verdure :

Cette balade a également permis de voir les principaux bâtiments du centre ville :

- le théâtre national :

Conçu par Henrik Bull, l’édifice est considéré comme le témoin le plus significatif du renouveau de la construction en brique au XIXè siècle. Son style baroque est typique de l’architecture des théâtres européens de la fin du siècle. En 1980, un incendie cause d’énormes dégâts qui nécessitèrent cinq années de restauration.

Dans tout le bâtiment sont répartis des tableaux d’Erik Werenskiold, de Karl Fjell, de Christian Krohg, ainsi que des bustes réalisés par Gustave Vigeland, Per Palle Storm et d’autres sculpteurs nationaux. Devant le théâtre se dressent les statues de deux des plus célèbres écrivains norvégiens : Henrik Ibsen et Bjørnstjerne Bjørnson.

- l’université :

Elle se dresse sur le côté nord-est de l’avenue principale de la ville, la Karl-Johan. Cet édifice néoclassique fut érigé en 1852, quarante ans après le décret de Frédéric VI autorisant la Norvège à avoir sa propre université. Le souverain donna son nom à l’institution, qui le conserva jusqu’en 1939. Au fil des années, le nombre d’étudiants allant croissant, la plupart des enseignements ont été déplacés à Blindern, à la périphérie d’Oslo. Seules la faculté de droit et une partie de l’administration sont restées ici.

- le palais royal Slottet :

Dominant le centre d’Oslo, le palais royal attire naturellement le regard à l’extrémité de la Karl-Johansgate.

Lorsqu’il monta sur le trône du double royaume suédois-norvégien en 1818, Karl Johan décida d’ériger une résidence royale à Oslo. Il chargea l’architecte H.D.F. Linstow de ce projet.

En 1836, les architectes H.E. Schirmer et J.H. Nebelong entreprirent la décoration intérieure. Peter Frederik Wergmann fut chargée des frises murales de la salle de banquets exécutées dans le style Pompéi. Linstow agença la chapelle et la salle de bal, tandis que le peintre Johannes Flintoe orna la chambre dite « aux oiseaux ».

Le palais ne fut terminé qu’en 1848, après la mort de Karl-Johan. Son fils Oscar Ier inaugura l’édifice en grande pompe.

Ce bâtiment grandiose ne devint une résidence permanente qu’en 1905, lorsque la Norvège acquit enfin son indépendance. Le roi Håkon et la reine Maud s’installèrent alors dans un palais qui s’était énormément dégradé. Il fut rénové progressivement et bénéficia d’une restauration complète à la fin du XXè siècle.

Le palais est fait de brique et de plâtre. Il comprend trois ailes qui s’élèvent chacune aux trois niveaux. Entourant l’édifice au sud et à l’est, les jardins de Slottsparken sont ouverts au public. A l’ouest, Dronningsparken forme un parc privé protégé par des grilles.

Le Slottet renferme une magnifique collection d’œuvres d’art. à l’été 2000, le public a pu la découvrir pour la première fois, ainsi qu’une partie du bâtiment dans le cadre de visites guidées.

Devant le palais se dresse la statue de Karl-Johan.

- Un bâtiment typique, abritant le Hard Rock Café d'Oslo :

Nous sommes alors retournés à l’hôtel dans la banlieue d’Oslo.

Voici deux vues depuis l’hôtel :

   

Après dîner, nous avons pu profiter des installations de l’hôtel : piscine, jacuzzi, sauna, hammam.

   

   

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Deuxième jour de voyage : De Oslo à Valdres

Nous sommes le jeudi 10 août 2006. Après une bonne nuit à l’hôtel, nous voilà repartis pour Oslo.

Là, nous avons visité pour commencer le parc de Frogner.

Le plus grand parc d’Oslo porte le nom de Gustave Vigeland, dont 212 sculptures sont savamment réparties le long des allées. Ses œuvres représentent l’humanité sous tous ses aspects.

Vigeland commença à concevoir le parc en 1924. En 1950, sept ans après sa mort, le plupart des sculptures étaient en place. L’artiste modela lui-même les pièces en taille réelle avec de l’argile, mais ne se chargea pas de leur réalisation en granit ou en bronze. L’association des sculptures et de la végétation est spectaculaire.

Le pont en granit, sur les étangs Frogner, est bordé par 58 sculptures en bronze réalisées entre 1926 et 1933, représentant les différents stades de la vie. A chaque angle, les groupes de lézards symbolisent la lutte de l’humanité contre le mal.

Ensuite, nous arrivons à la partie féminine du parc, composée des sculptures en bronze. L’élément le plus impressionnant est la fontaine. Six géants soutiennent une immense vasque. Le bassin de la fontaine est entouré de vingt sculptures de groupes. Le sol environnant est couvert de mosaïque.

Puis, nous parvenons à la partie masculine du parc, comprenant des sculptures en granit. Dressé au point le plus élevé du parc, le Monolithe mesure 17 m de haut. Il comprend 121 personnages enchevêtrés. Sur les marches du socle supportant la couronne, 36 groupes sculptés dans le granit représentent les cycles de la vie et les relations humaines.

En arrivant en haut du parc, nous avons une belle vue sur le chemin parcouru :

Enfin, le parc comprend deux sculptures intéressantes :

- le cadran solaire, posé sur un socle de granit orné des signes du zodiaque.

- la roue de la vie, modelée en 1934, qui synthétise le thème général du parc. Symbolisant l’éternité, le cercle est fait d’une guirlande d’hommes, de femmes et d’enfants se tenant les uns aux autres dans un cycle perpétuel.

Nous sommes ensuite partis pour la presqu’île de Bygdøy, où se situent plusieurs musées intéressants.

Nous avons pu en visiter deux :

Le musée des bateaux vikings

Ce musée possède deux vaisseaux du IXè siècle figurant parmi les mieux préservés du monde, ainsi que les vestiges d’un troisième. Découverts dans trois vastes tumuli au milieu des champs, ils constituent l’un des plus grands trésors culturels de la Norvège. Les bateaux d’Oseberg et de Gokstad ont été exhumés dans le Vestfold, tandis que le troisième vient de Tune dans l’Østfold. Ils servirent jadis à recevoir le corps de grands chefs pour leur dernier voyage vers le royaume des morts. Des bijoux, des armes et des ustensiles se trouvaient également dans les tombes.

Le bateau d’Oseberg

En ouvrant la tombe en 1904, les archéologues découvrirent ce vaisseau de 22 m de long contenant les dépouilles de deux femmes accompagnées de nombreux objets. Environ 90% du bois du bateau exposé est d’origine.

Le bateau de Gokstad

Ce vaisseau de 24 m fut mis au jour en 1880. Les archéologues y trouvèrent les restes d’un homme de 60 ans, un traîneau, trois petites embarcations, une échelle de coupée et 64 boucliers. Le navire possède seize lattes sur chaque flanc, alors que celui d’Oseberg en contient douze.

Le chariot d’Oseberg

Ce chariot viking richement sculpté est le seul connu en Norvège. Il était vraisemblablement utilisé par les femmes de haut rang. Des chariots similaires ont été découverts au Danemark et en Allemagne.

Tête d’animal

Ce poteau de bois à tête d’animal fut trouvé avec quatre autres dans le bateau d’Oseberg. Son utilité reste inconnue. Représentant la tête d’un prédateur à la gueule ouverte, celui-ci témoigne des talents de sculpteurs vikings.

Chambre funéraire

Datant du début du Xè siècle, le bateau de Tune fut découvert sous un tumulus dans une ferme de l’Østfold. Construit en chêne, il comptait dix à douze rames. Au-dessus de la poupe, on trouve les vestiges d’une chambre funéraire.

L’exhumation des bateaux

Extraire ces bateaux vikings millénaires de leur tertre funéraire se révéla une tâche difficile. Le bateau d’Oseberg était en effet enterré dans l’argile et recouvert d’un monticule de pierres haut de 6 m. La tombe était presque hermétiquement fermée, et les mouvements de sol avaient en partie comprimé et détérioré l’embarcation. Le bateau de Gokstad était lui aussi enseveli dans l’argile. Cependant, les forces terrestres l’avaient laissé en paix, si bien qu’il fut préservé, à l’exception d’une partie du mobilier funéraire qui fut pillé.

Le musée de l’expédition polaire Fram

Aucun autre bateau n’a été aussi loin au nord comme au sud de notre planète que le Fram. Il participa à trois expéditions dans l’Arctique avec les explorateurs Fridtjof Nansen (1893-1896), Otto Sverdrup (1898-1902) et Roald Amundsen (1910-1912). Lors de la dernière en 1911, Amundsen fut le premier à planter un drapeau au pôle Sud.

Construit par Colin Archer, le navire polaire fut spécialement conçu pour traverser la banquise. Lors de sa première campagne vers le pôle Nord avec Nansen, le Fram fut pris dans les glaces à 78°50’ de latitude N. Sa forme arrondie permit au vaisseau d’être repoussé à la surface de la glace, où il demeura jusqu’au dégel. Le bateau se révéla en outre d’une excellente navigabilité, qui lui permit d’affronter avec succès les tempêtes de l’océan Antarctique, lors de la célèbre expédition d’Amundsen jusqu’au pôle Sud.

Consacré au navire restauré, le musée ouvrit ses portes en 1936. Il comprend aussi du matériel provenant d’expéditions, des peintures, des bustes et des photos des explorateurs polaires. Dehors se dresse le Gjøa, premier vaisseau polaire d’Amundsen.

Un petit temps libre avant de partir déjeuner m’a permis d’admirer la vue sur le fjord d’Oslo depuis la presqu’île.

Après déjeuner, nous avons pris la route.

En chemin, après être passé par les grands lacs Tyrijfjorden et Steinsfjorden, nous avons pu admirer le lac Randsfjorden, situé à côté du site des Verreries de Hadeland.

Fondée en 1762, c’est la plus ancienne entreprise de Norvège encore en activité. Forte de quelque 180 employés, la production a su allier tradition et modernité. C’est l’occasion de découvrir une partie du patrimoine artistique et les nouvelles tendances en matière de design scandinave.

Puis, nous avons continué le long du lac Sperilen, puis de la rivière Begna, ensuite en suivant les vallées du Valdres, pour enfin arriver à notre hôtel situé sur la montagne de Gol.

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