Mes récits de voyage

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10 août 2007

Jeudi 11 août 2005 : Assouan – Abou Simbel (2)

Passage au barrage d’Assouan

Le Barrage d'Assouan, aussi appelé le Haut Barrage d'Assouan, est un barrage hydroélectrique construit en 1970 à sept kilomètres en amont d'Assouan sur le Nil en Haute-Égypte. Il est décrit comme un des plus grands du monde. Sa capacité de retenue est de 169 milliards de mètres cubes d'eau. Il a été construit en supplément de l'ancien barrage d'Assouan (lui même surélevé deux fois) qui ne donnait pas satisfaction en terme d'efficacité et de sécurité. Ce dernier est toutefois toujours en fonctionnement et continue de produire de l'énergie hydroélectrique. Sans ce barrage, le Nil inonderait chaque été les plaines fertiles de la vallée, en raison de l'affluence d'eaux provenant de toute l'Afrique de l'Est. Ces inondations apportaient des nutriments et des minéraux (limon) qui rendaient fertile le sol de la vallée du Nil, et permettaient l'agriculture. Mais, l'augmentation de la population dans la vallée rendait nécessaire le contrôle des eaux pour protéger les installations agricoles et les exploitations de coton. Les années de « grandes crues », des récoltes entières étaient perdues, alors que les années où la crue était moindre, la population souffrait de la sécheresse et de famine. Le but de ce projet était de réguler les crues, de produire de l'électricité pour le pays, et de constituer un réservoir d'eau pour l'agriculture.

Vue sur le Nil

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Vue sur le lac Nasser

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Après-midi à Assouan

Visite de l’obélisque inachevé, dans une carrière de granit rose

Ce monument n’a jamais quitté la carrière de granit où les ouvriers commencèrent de le tailler dans son rocher. La cause : une fêlure. Long de 41,5 m et d’un poids estimé à quelques 1200 tonnes, cet obélisque aurait été le plus grand de tous ceux que l’on connaît s’il n’avait été abandonné dans son lit de granit. Trois de ses faces ont été terminées et il ne porte aucune inscription.

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Taille et transport d’un obélisque

Après avoir taillé et poli la face externe, on creusait sur les côtés des entailles à l’aide de marteaux en diorite, une roche plus dure que le granit. Pour découper la face interne, on creusait des rainures dans lesquelles on appliquait des coins en bois que l’on gonflait d’eau afin de faire sauter la roche, puis on achevait le travail avec des ciseaux de cuivre ou de bronze. Une fois achevé, l’obélisque était hissé hors de fosse sur des poutres pour être roulé jusqu’à son point d’embarquement. Le navire de transport (80m de long dans le cas des obélisques d’Hatchepsout) venait se placer parallèlement au monument. Il était chargé de lest pour pouvoir l’accueillir. Une fois l’obélisque bien amarré, on retirait le lest et le navire récupérait une bonne ligne de flottaison pour pouvoir gagner le site choisi.

Visite du Souk

Distant d’une centaine de mètres du fleuve, la rue du Souk s’étire parallèlement à la Corniche, depuis la rue Abbas Farid jusqu’à la gare ferroviaire. Bien que ce marché soit devenu éminemment touristique, son bain de foule demeure une curiosité incontournable. On y vend quantité de choses : pigments multicolores, vêtements suspendus aux cintres des devantures, épices innombrables, narguilés en verre et en ferblanterie, tapis de laine, fleurs et plantes séchées tels que le karkadé et la menthe, régiments d’objets souvenirs en albâtre ou en granit, pyramides de légumes et de fruits divers, parfums et encens, le tout entre des carrioles bringuebalantes tirées par des ânes fatigués, au milieu de petites échoppes.

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Posté par avodyenne à 16:22 - Récit de la croisière en Egypte - Commentaires [0] - Permalien [#]

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