Mes récits de voyage

Venez voyager avec moi...

11 août 2007

Vendredi 3 août 2007 : Athènes – Corinthe – Epidaure – Mycènes – Nauplie – Kokoni

Nous partons de la Grèce centrale, région d’Athènes, pour rejoindre le Péloponnèse.

Arrêt au niveau du canal de Corinthe

Le passage du cap Matapan, ou Tainaro, point le plus méridional du Péloponnèse, était, en raison de conditions météorologiques souvent défavorables, très redouté des marins de l’Antiquité. Plutôt que de prendre le risque de le contourner, les capitaines des navires préféraient emprunter le chemin de roulage de Corinthe, ou diolkos (voie pavée), long de 6 km, puis reprendre la mer de l’autre côté, après avoir rechargé la cargaison. Dès le règne de l’empereur Néron, on eut l’idée de percer un canal entre les deux rives de l’isthme, mais il ne fut achevé qu’en 1893.

Ce canal relie donc la mer Ionienne à la mer Egée. Il est long de 6,4 km, haut de 80m, large de 24 m, la profondeur de la mer à ce niveau est de 8 m.

C’est un canal à sens unique, le sens de navigation change toutes les 6 heures.

Vue du côté de la mer Ionienne :

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Vue du côté de la mer Egée :

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Nous continuons notre route vers Mycènes, patrie d’Agamemnon, un héros de la guerre de Troie.

Agamemnon, roi d'Argos et de Mycènes, petit-fils de Pélops, était, comme son frère Ménélas, fils de Plisthène. Mais, tous deux ayant été élevés par leur oncle Atrée, Homère et d'autres poètes les désignent sous le nom d'Atrides. Il eut de Clytemnestre, sa femme, quatre filles, Iphigénie, Électre, Iphianasse, Chrysothémis, et un fils Oreste.

Pâris, un des fils du roi Priam, auquel Aphrodite avait promis de donner la plus belle femme du monde, séduit et enlève Hélène, femme du roi de Sparte Ménélas ; il l'a emmenée à Troie. Pour venger l'honneur de Ménélas, les chefs grecs, sous la conduite d'Agamemnon (roi d'Argos et de Mycènes, frère de Ménélas) entreprennent une expédition contre Troie.

Le siège de la ville dura dix ans avec des alternances de succès et de revers des deux côtés. Agamemnon lui ayant pris sa captive, Achille s'est retiré sous sa tente et a cessé de combattre. On essaie de régler le conflit par un combat singulier entre Pâris et Ménélas, combat regardé avec émotion par Hélène du haut des remparts ; au dernier moment, Aphrodite subtilise Pâris dans un nuage et le met à l'abri. Le combat général reprend, où s'illustrent des héros comme Diomède et Ajax.

Cependant Hector, fils de Priam, donne bientôt l'assaut au camp des Grecs, commence à incendier leur flotte et tue le meilleur ami d'Achille, Patrocle. Alors Achille, désespéré et furieux, après avoir rendu les honneurs funèbres à son ami, retourne au combat et après une longue poursuite parvient à tuer Hector ; il traîne le corps de celui-ci, attaché à son char, dans la poussière mais finit par rendre le cadavre d'Hector, sur les prières de Priam, aux Troyens.

Pâris, aidé par Apollon, tuera Achille d'une flèche au talon.

La ville a été prise par la ruse : inspirés par Pallas Athéna, les Grecs ont fait construire un énorme cheval de bois qu'ils laissent sur le rivage, cependant qu'ils feindront de regagner leur pays. En fait les vaisseaux grecs se dissimulent derrière une île proche de Troie (Ténédos) ; dans le cheval se sont dissimulés plusieurs chefs grecs, dont Ulysse. Un traître incite les Troyens à faire entrer le cheval (prétendument une offrande à Pallas Athéna) dans la ville ; le prêtre Laocoon s'oppose à cette idée mais deux énormes serpents, venus de la mer, l'enveloppent, lui et ses deux enfants, dans leurs anneaux et les étouffent. Ce que voyant, les Troyens font entrer le cheval dans la ville. Dans la nuit les guerriers en sortent, ouvrent les portes de la ville à leurs compatriotes revenus en silence de Ténédos ; la ville est prise, incendiée, saccagée, Priam égorgé ; les dieux eux-mêmes s'acharnent à la chute de Troie.

Après le siège de Troie, il aima éperdument la prophétesse Cassandre, fille de Priam, sa prisonnière, et l'amena dans Argos. Elle lui avait prédit qu'il périrait, s'il retournait dans sa patrie ; mais le sort des prophéties de Cassandre était de ne rencontrer qu'incrédulité. Il n'eut garde d'y ajouter foi, et cependant tomba bientôt victime des intrigues de Clytemnestre et d'Égisthe. Ce fils de Thyeste crut en outre venger son père en tuant Agamemnon.

Sur la route nous passons par Némée, d’où vient le fameux lion, 1er exploit d’Hercule (ou Héraclès).

Ce premier travail consistait à rapporter à Eurysthée la peau du lion de Némée. Némée, nom d'une ville d'Argolide située à 20 Km au nord-est de Tirynthe, subissait les sévices du terrible et gigantesque fauve ; la bête terrorisait la région en dévorant les habitants à des dizaines de kilomètres à la ronde et il incombait à Héraclès d'en terminer avec ces massacres.

Héraclès parcourt les quelques kilomètres qui séparent Mycènes de Némée interrompant son chemin seulement pour trouver hospitalité chez un ouvrier agricole du nom de Molorchos dans la petite localité de Cléones ; il explique au brave homme qu'il est à la recherche du fameux lion et que, par conséquent, tout renseignement lui serait utile. Stupéfait par cette folie et certain de ne plus jamais revoir le héros vivant, le paysan promet seulement de sacrifier une bête de son troupeau à la gloire de sa mort. Après ce court aparté, il découvre une région désertée par le reste de la population, effrayée par les rugissements glaçants du monstre, mais ne trouve personne pour lui indiquer où se terre le félin ; en grand chasseur il se lance à la recherche d'empreintes mais il peine à en trouver ; la colère commence à L'envahir quand, après plusieurs jours de traque, il aperçoit enfin L'énorme monstre derrière un buisson, la gueule barbouillée du sang de son dernier carnage ; Héraclès bande son arc et tire une volée de flèches : les projectiles touchent leur cible avec précision mais rebondissent sur sa peau épaisse ! Molorchos aurait-il raison ? L'animal serait-il invulnérable ? Le combat fait rage : d'un geste il saisit son épée et lui assène un terrible coup : la lame se plie comme du fer blanc ! Dans un grand cri il décide alors d'écraser sa massue sur le crâne du fauve mais le coup titanesque du héros ne fait que l'étourdir très légèrement ; groggy et effrayé, le lion se réfugie dans son antre. Héraclès finit par comprendre que ses armes ne lui serviront à rien et décide d'utiliser la ruse. Il traque L'invincible lion jusque dans sa tanière dont il obstrue L'une des deux entrées avec une ingéniosité qui ne lui est pas coutumière. Commence alors un duel acharné : Héraclès s'élance à mains nues vers le fauve qui bondit à son tour et lui arrache un doigt, le héros le prend alors à la gorge, il serre et serre de plus en fort... et finalement étouffe la bête.
Après ce combat, il dépeça la dépouille avec les propres griffes du lion, tranchantes comme du verre, et revêtit la peau telle une armure invulnérable. Au retour, il se pressa d'annoncer à Molorchos de ne pas honorer sa disparition mais plutôt de sacrifier sa bête à Zeus car le jour de sa propre mort n'était pas encore venu.

Quand Héraclès revint à Mycènes apporter la preuve de son premier succès, le roi Eurysthée fut tellement terrifié à la vue de la carcasse léonine qu'il courut se cacher dans une grande jarre et ordonna que jamais plus on ne laissât entrer le héros à L'intérieur de la ville : dorénavant, Héraclès ne recevrait plus d'ordres directs du souverain mais de son messager Coprée. Après cet épisode, Eurysthée se convertit en L'un des plus célèbres lâches de la mythologie classique.

Nous effectuons alors un arrêt à Mycènes.

Nous avons tout d’abord visité le musée, contenant de nombreux vestiges de cette époque préhistorique.

Puis, nous avons visité l’acropole mycénienne. L’acropole, comme son étymologie l’indique, est la partie la plus élevée des cités grecques, comportant une citadelle et des lieux de culte.

Le palais fortifié découvert en 1874 par l’archéologue allemand Heinrich Schliemann est l’un des plus anciens exemples d’architecture militaire. Le terme de mycénien désigne la civilisation de l’âge du bronze tardif, qui s’épanouit en Grèce du XVIIIè au XIIè siècle av. J.-C. L’aristocratie habitait le palais sur la colline, les artisans et commerçants vivant hors des murs du palais. Mycènes fut abandonnée au XIIè siècle av. J.-C. après que la région eut sombré dans l’anarchie.

Porte des lions

Cette porte fut érigée au XIIIè siècle av. J.-C., lorsque l’on remonta les murs pour entourer le Cercle royal A. Elle doit son nom aux lions sculptés sur le linteau. En fait, il ne s’agit pas de lions, mais de griffons (créatures à tête d’aigle et corps de lion)

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Palais royal

Situé au sommet de l’acropole, il n’a conservé que le rez-de-chaussée. Des traces de l’incendie qui causa sa destruction au XIIIè siècle av. J.-C. sont visibles sur les pierres.

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Contrairement aux Grecs, qui brûlaient leurs morts, les Mycéniens enterraient les défunts dans des tombes. Les aristocrates de Mycènes se faisaient enterrer dans des sépultures à puits, telles que le cercle royal A ou, plus tard, dans des tombes à tholos (ruche). Ces tombes sont constituées de plusieurs assises de pierre annulaires, disposées en encorbellement jusqu’au sommet. Elles sont entièrement enfouies, à l’exception d’un corridor d’accès, le dromos.

Cercle royal A

Cette zone contient six puits de sépulture qui abritaient 19 corps.

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Tombe de Clytemnestre

Située à l’ouest du tombeau des Lions, la tombe de Clytemnestre, tombe à tholos, est bien conservée. Elle ne possède qu’une chambre funéraire, aux parois plus étroites et inclinées ; son dromos, dans un bel état architectural, et l’ouverture triangulaire surmontant la porte (destinée à alléger la pression sur le linteau) font remonter sa construction au XIIIè siècle av. J.-C.

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Visite du tombeau d’Agamemnon (également appelé trésor d’Atrée)

Le trésor d’Atrée est la plus remarquable des tombes à tholos. Edifiée à l’extrémité sud du site, la sépulture fut construite au XIVè siècle av. J.-C. elle comporte deux chambres. On y accède par un dromos de 36m de long. La seconde chambre abrite un ancien ossuaire. Un linteau de pierre de 9m de long, pesant près de 120 tonnes, surmonte l’entrée. Les modalités de sa mise en place, si elles démontrent l’ingéniosité des architectes mycéniens, demeurent une énigme.

A été pillé par les romains à l’Antiquité. Agamemnon n’y a en fait pas été enterré, le lieu où il a été effectivement enterré est encore inconnu.

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Posté par avodyenne à 16:50 - Circuit Grèce classique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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