Mes récits de voyage

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11 août 2007

Vendredi 3 août 2007 : Athènes – Corinthe – Epidaure – Mycènes – Nauplie – Kokoni (2)

Arrêt au port de Nauplie

Devenue florissante à partir du XIIIè siècle, la ville de Nauplie dut soutenir plusieurs sièges lors des luttes qui opposèrent Venise et les Ottomans pour le contrôle des ports du Péloponnèse. Le quartier médiéval, à l’ouest de la ville, fut bâti pendant la seconde occupation vénitienne (1686-1715). De 1829 à 1834, Nauplie devint la première capitale de la Grèce libérée.

Défendue au sud par les citadelles d’Akronafplia et Palamidi et au nord par le château de Bourtzi, Nauplie occupe la partie nord d’une péninsule nichée au fond du golfe Argolique.

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Bourtzi

Cet îlot fortifié, qui fait face au port de Nauplie, doit son architecture actuelle à la seconde occupation vénitienne. Il défendait l’unique voie d’accès navigable de la baie ; le chenal pouvait d’ailleurs être condamné par une chaîne tendue à partir du fortin.

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Akronafplia

Akronafplia était le cœur de la Nauplie byzantine et médiévale ; elle est jalonnée de quatre bastions vénitiens alignés d’ouest en est. A proximité de l’église catholique, on découvrira une plaque représentant un superbe lion de saint Marc surmontant une porte du XVè siècle. La tour de l’horloge du château des Grecs, le plus à l’ouest, constitue un excellent point de repère.

Palamidi

La citadelle de Palamidi porte le nom du savant Palamède, fils de Nauplios et de Clyméné. C’est une impressionnante forteresse, érigée par les Vénitiens de 1711 à 1714. Réputée imprenable, elle fut pourtant enlevée par les Ottomans en 1715, après un siège d’une semaine, puis par les insurgés grecs conduits par Staïkos Staïkopoulos le 30 novembre 1822. La citadelle la plus imposante de Grèce est constituée d’une simple enceinte renfermant sept forts isolés qui portent des noms de guerriers antiques ; les canons sont pointés vers l’extérieur, mais aussi vers les autres forts, pour les couvrir en cas de percée ennemie. L’entrée du fort Andréas, le quartier général des Vénitiens, est surmontée d’un lion de saint Marc. De la Piazza d’Armi, on appréciera le somptueux décor qui entoure Nauplie. Au sud, au sommet de l’éperon, un huitième fort, construit par les Ottomans, domine la plage de Karathona.

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Visite d’Epidaure

Célèbre par son somptueux théâtre, le sanctuaire d’Epidaure était également un important centre thérapeutique et religieux, dédié à Asclépios (Esculape pour les romains), le dieu de la médecine. Simple mortel, le médecin Asclépios fut divinisé pour avoir ramené un malade des enfers. Dans son temple, il est représenté un bâton à la main, accompagné d’un chien et d’un serpent, symboles de la sagesse. L’activité du sanctuaire s’étendit du VIè siècle av. J.-C. au IIè siècle, au moins, époque où l’historien Pausanias y séjourna.

Le théâtre

Construit par Polyctète le Jeune à la fin du IVè siècle av. J.-C., ce théâtre possède une acoustique exceptionnelle : le moindre son est perçu avec une remarquable netteté. Préservé de toute déprédation par son relatif éloignement des grands axes de circulation, il n’a été restauré que récemment. Son orchestra est la seule scène antique circulaire qui nous soit parvenue. L’autel qui s’élevait en son centre a disparu. Les comédiens y accédaient par deux corridors latéraux, ou paradoi, qui aboutissaient à des portes monumentales dont on vient de relever les colonnes. Derrière l’orchestra, face à l’auditorium, se dressent les vestiges du skene, ou salle de réception principale, et du porskenion, ou scène secondaire. Aujourd’hui, le théâtre sert de cadre au festival d’art dramatique antique.

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La tragédie grecque

La tragédie grecque trouve son origine dans les personnages rituels interprétés au cours des fêtes de Dionysos, d’abord incarnés par des danseurs, des vases athéniens représentent des groupes de danseurs revêtus de costumes recherchés. A la fin du VIè siècle av. J.-C. naissent les premiers théâtres, en forme de rectangle (puis de cercle) bordé de sièges sur trois côtés. Aux chœurs, chargés de la danse et du chant, on adjoignit des comédiens, trois acteurs, qui portaient des masques pour amplifier les expressions de leurs personnages. Les chœurs d’animaux représentés sur les vases concernent des comédies. A Athènes, on commença par jouer des cycles de trois tragédies, dues au même auteur, portant sur des sujets épiques ou mythologiques. Les sujets historiques, jugés trop politiques, étaient absents. Les comédies ne furent autorisées à Athènes qu’à partir de 480 av. J.-C. Le théâtre devint un spectacle populaire, celui d’Epidaure pouvait accueillir 13 000 personnes.

Le temple d’Asclépios

La plupart des parties du temple sont en cours de fouilles, donc inaccessibles. Au nord, les propylaia, ou portes monumentales, donnent accès au sanctuaire. Il est précédé d’une rampe et de pavés déformés appartenant à la voie Sacrée qui reliait le sanctuaire à l’ancienne Epidaure, bâtie sur la côte. Au nord-ouest du sanctuaire, les vestiges de la tholos (rotonde bâtie par Polyctète) se résument à six murs circulaires concentriques. Sa fonction demeure mystérieuse : c’était peut-être un refuge pour les serpents sacrés du sanctuaire ou une salle réservée aux pratiques religieuses. Les malades dormaient dans l’enkoimitirion, une salle située au nord de la tholos, en attendant le diagnostic de leurs maux ou la visite des serpents. Les malades étaient traités par les eaux des sources, toujours visibles derrière le musée, qui étaient parées de vertus curatives. Du temple d’Asclépios, il ne reste que les fondations qui se trouvent à l’est de la tholos.

Le stade est aménagé au sud de la tholos. Ses gradins sont bien conservés. On peut encore voir la ligne de départ que l’on utilisait tous les quatre ans, lors des jeux Isthmiques. Dans le gymnase datant de l’époque hellénistique, les Romains ont bâti un odéon afin d’accueillir des concours de musique.

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Vue sur la mer Ionienne, à proximité de l'hôtel à Kokoni

Le soir

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Le matin

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Posté par avodyenne à 19:19 - Circuit Grèce classique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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