Mes récits de voyage

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04 novembre 2007

Mercredi 8 août 2007 : Athènes

Dernier jour du séjour, nous en profitons pour visiter la capitale grecque.

Après un tour d’orientation dans la ville en car, nous commençons par le stade panathénaïque.

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Le stade panathénaïque est un stade antique d'Athènes, d'abord grec puis romain (Hadrien), rénové pour les premiers jeux Olympiques de l'ère moderne, en 1896. La piste de forme allongée est typique du stade antique (d'une longueur de 200 mètres environ, où le virage était très serré). Il se situe entre deux collines recouvertes de pinèdes, dans une conque, entre le quartier de Mets et celui de Pangrati.

L'histoire de ce joyau athénien débute à l'ère classique. Des documents attestent que le site actuel est déjà occupé par un stade en 329 av. J.-C., sous Lycurgue, probablement construit vers 330. Utilisé lors des jeux Panathéniens, on rapporte que mille animaux y ont été sacrifiés lors de l'inauguration de 120, sous Hadrien qui lui a donné sa forme actuelle. Mais quelques dizaines d'années plus tard le stade est rénové grâce à l'évergète (bienfaiteur public) et rhéteur, né à Marathon, Hérode Atticus. Le stade, entièrement reconstruit en marbre, est cité comme un véritable miracle par les historiens antiques, comme Pausanias qui affirme que sa construction a presque épuisé les carrières du mont Pentélique ou encore Philostrate. Dès lors, le stade est connu sous le nom de Kallimarmaro (« en beau marbre »). Il peut accueillir environ 70 000 personnes à l'époque antique.

Pour accueillir les Jeux Olympiques d'été de 1896 le stade panathénaïque a été entièrement reconstruit grâce au mécènat de Georges Averoff dont on peut voir la statue à l'entrée du stade. Il a été utilisé pour les championnats du monde d'athlétisme en 1997 (cérémonie d'ouverture et arrivée du marathon) et, après avoir été à nouveau restauré, pour les XXVIIIèmes jeux Olympiques de l'ère moderne (tir à l'arc et arrivée des deux marathons).

Nous visitons ensuite l’Acropole, qui domine Athènes depuis plus de 2400 ans.

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Au milieu du Vè siècle avant J.-C., Périclès convainquit les Athéniens de lancer un vaste programme de construction de bâtiments civiques et religieux de prestige. Trois temples de style très différents furent construits sur le plateau de l’Acropole. Situé sur le versant sud, le théâtre de Dionysos fut édifié par la suite, au IVè siècle avant J.-C. L’autre théâtre, l’odéon d’Hérode Atticus, fut bâti au IIè siècle de notre ère.

Une fois passé la première porte, la porte Beulé, qui marquait la limite de l’enceinte sacrée, nous nous trouvons face aux Propylées, l’entrée monumentale du centre religieux. Le temple d’Athéna Niké est situé sur la droite. Au-delà des Propylées, s’élèvent l’Erechthéion et le Parthénon construit au sommet du plateau.

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Les propylées

Elles furent construites entre 437 et 432 avant J.-C. pour servir de nouvel accès à l’Acropole.

Les travaux de cet accès monumental à l’Acropole débutèrent en 437 avant J.-C. Malgré la parenthèse constituée par la guerre du Péloponnèse, qui ralentit le chantier à partir de 432 avant J.-C., l’architecte du site, Mnesiklès, parvint à ses fins et acquit une grande réputation dans le monde antique.

Les Propylées se composent d’un large vestibule rectangulaire, encadré par deux portiques doriques et coupé par un mur transversal percé de 5 portes d’entrée. Le plafond du vestibule est bleu et décoré d’étoiles d’or. Le bâtiment principal est flanqué de deux ailes, dont l’une, au nord, abritait une pinacothèque.

En 1645, transformées en poudrière par les Turcs, les Propylées furent gravement endommagées lors d’une explosion provoquée par la foudre.

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Le temple d’Athéna Niké

Ce temple d’Athéna victorieuse, érigé entre 426 et 421 avant J.-C. pour célébrer la victoire des Athéniens sur les Perses, est situé sur le flanc ouest des Propylées.

Œuvre de Callicratès, le temple se dresse sur un promontoire de 9,5m de haut. Il était utilisé comme poste d’observation et comme lieu de culte d’Athéna Niké, déesse de la victoire, dont une admirable représentation sculptée est visible sur la balustrade.

D’après la légende, le temple est situé à l’endroit même d’où le roi Egée, croyant son fils Thésée dévoré par le Minotaure en Crète, se serait précipité dans la mer. Bâti en marbre pentélique, le temple est doté d’une colonne de 4m de haut à chaque extrémité du portique. Détruit par les Turcs, il fut reconstruit entre 1834 et 1838. En 1935, alors qu’il menaçait de tomber en ruine, il fut de nouveau démonté et reconstruit à partir des indications les plus récentes fournies par les chercheurs.

L’Erechthéion

Construit entre 421 et 406 avant J.-C., l’Erechthéion s’élève dans la partie la plus sacrée de l’Acropole. C’est en effet en ce lieu que Poséidon et Athéna se disputèrent la possession de l’Attique – le premier y laissa la marque de son trident, la seconde y planta un olivier sacré.

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Le temple doit son nom à Erechthée, l’un des rois fondateurs légendaires d’Athènes. Il était consacré aux cultes traditionnels d’Athéna Polias (« de la Ville ») et de Poséidon associé à Erechthée.

Construit sur plusieurs niveaux, l’Erechthéion est un chef-d’œuvre d’architecture ionique. La grande cella rectangulaire était divisée en trois pièces, dont l’une contenait la statue en bois d’olivier d’Athéna Polias.

Au cours des âges, l’Erechthéion connut divers emplois, dont celui du harem du disdar (gouverneur militaire) ottoman de l’Acropole en 1463. Il fut presque complètement détruit lors du siège turc de l’Acropole en 1827.

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Le portique des Caryatides (colonnes sculptées en forme de femme)

Des statues de femmes remplacèrent les colonnes dans le portique sud de l’Erechthéion. Les caryatides originales sont exposées au musée de l’Acropole, celles du temple étant des copies.

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Le Parthénon

La construction du Parthénon, l’un des édifices les plus célèbres de l’architecture mondiale, a commencé en 447 avant J.-C. Destiné à l’origine à abriter une statue haute de 12m d’Athéna Parthénos (en grec : vierge) réalisée par Phidias, le Parthénon est l’œuvre des architectes Callicratès et Ichtinos. A l’issue de neuf ans de travaux, il fut finalement consacré à la déesse en 438 avant J.-C. Au cours des siècles, l’édifice subit de nombreuses vicissitudes : il servit successivement d’église, de mosquée, et enfin d’arsenal. Aujourd’hui, le Parthénon est l’emblème de la ville.

Aujourd’hui, il ne subsiste que de rares sculptures originales du Parthénon, qui donnent une idée de la perfection de leur style.

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Le théâtre d’Hérode Atticus

Ce petit théâtre romain, capable d’accueillir 5000 spectateurs, est toujours utilisé. Construit par le consul Hérode Atticus entre 161 et 174 en mémoire de sa femme, ce monument fut taillé à même le versant sud du plateau de l’Acropole. L’orchestra semi-circulaire situé devant la scène fut repavé de dalles de marbre bleues et blanches dans les années 1950. Derrière la scène, une colonnade abritait une statue de chacune des 9 muses. Autrefois, l’ensemble de l’édifice était recouvert d’un toit en bois de cèdre, qui améliorait l’acoustique et protégeait des intempéries. Aujourd’hui, l’odéon accueille des pièces de théâtre et des concerts.

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Le théâtre de Dionysos

Taillé dans la falaise du versant sud et faisant face à l’Acropole, ce théâtre fut le berceau du drame antique. Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane y représentèrent leurs grandes pièces, lors de compétitions annuelles d’art dramatique organisées dans le cadre des dionysies.

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Depuis l’Acropole, la vue sur Athènes est superbe.

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L'Agora, ou place du marché, devint également le centre politique de la cité athénienne au VIIè siècle avant J.-C. La démocratie était assurée par le bouleuterion (Conseil) et les cours de justice, qui se réunissaient en plein air. Socrate fut jugé et incarcéré dans la prison de la cité en 399 avant J.-C. Les théâtres, écoles et stoas abritant de multiples échoppes faisaient de l'Agora le centre de la vie sociale, intellectuelle et économique d'Athènes ; on y frappait également la monnaie de la ville. Les fouilles entreprises sur l'Agora dans les années 1930 par l'Ecole américaine d'études classiques ont mis au jour de nombreux bâtiments publics.

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Après déjeuner, petite promenade sous la fournaise au marché aux puces.

Dans le quartier, on peut voir la Tour des vents.

La Tour des vents se dresse à côté du forum romain, mais son architecture compacte et son plan octogonal sont de style hellénistique. La tour abritait une clepsydre, un cadran solaire, une girouette et une boussole. Sur chacun de ses côtés, un bas-relief décrit les différents vents dominants.

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Posté par avodyenne à 18:46 - Circuit Grèce classique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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