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Mes récits de voyage

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1 juin 2008

Photos de Vilnius

J'ai eu l'occasion de partir en congrès en mai 2006 à Vilnius.

Vilnius est la capitale de la Lituanie. Avec ses 541 600 habitants (2003), c'est la ville la plus peuplée du pays. Elle a été fondée par Gediminas.

D'un point de vue architectural, le centre-ville de Vilnius est particulièrement bien conservé. Il est entièrement classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, notamment le quartier des ambassades avec ses façades typiques des pays du Nord de l'Europe, plutôt colorées et, souvent, largement sculptées. La ville est dominée par un superbe château en briques aisément visible car situé sur une colline surplombant la ville.

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1 juin 2008

Istanbul

En octobre 2007, j’ai eu l’opportunité de passer 3 jours à Istanbul pour un congrès.
Voici en quelques mots et photos le résumé de mon séjour.

Bordée au sud par la mer de Marmara, Istanbul s’étend de part et d’autre du détroit de Bosphore qui sépare l’Europe de l’Asie. Un autre bras de mer la pénètre, la Corne d’Or, qui forme un port naturel.

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Cinq fois par jour, les haut-parleurs installés au sommet des minarets appellent à la prière dans toute la ville. Bien que l’état turc soit officiellement laïc, plus de 99% de ses habitants sont musulmans. La plupart appartiennent à la branche sunnite de l’islam.

Quelques mosquées d’Istanbul :
Sainte-Sophie
Dédiée à l’origine à la Sagesse divine, Sainte-Sophie témoigne depuis plus de quatorze siècles de la grandeur et du raffinement de l’Empire byzantin. Son architecture a influencé de très nombreux monuments.
L’empereur Justinien inaugura en 537 ce vaste édifice, construit sur le site de deux sanctuaires antérieurs. Les Ottomans le transformèrent en mosquée au XVème siècle ; ses minarets, ses mausolées et ses fontaines datent de cette époque. Des tremblements de terre imposèrent de renforcer la structure de Sainte-Sophie, alourdissant sa silhouette, afin qu’elle puisse soutenir sa coupole.
Conçu comme un miroir terrestre des cieux, l’intérieur de Sainte-Sophie réussit à donner un véritable sentiment d’élévation en attirant le regard vers le sommet de sa haute coupole centrale. Il a conservé quelques-unes des mosaïques figuratives. Ces remarquables œuvres d’art byzantines remontent pour les plus anciennes au IXème siècle, après l’époque iconoclaste, mais quelques plafonds à motifs, en particulier ceux du narthex et du vestibule des Guerriers adjacent, datent de la décoration originelle du VIème siècle.

La mosquée de Soliman
La plus importante mosquée d’Istanbul est un monument à la mémoire de son architecte, le grand Sinan, et de son fondateur, Soliman Ier le Magnifique. Construite entre 1550 et 1557 au-dessus de la Corne d’Or dans le parc de l’ancien palais, l’Eski Saray, elle comprenait diverses institutions charitables et éducatives. L’ensemble formait le külliye dont l’Imaret, la cantine populaire, nourrissait chaque jour plus de 1000 pauvres de la ville, musulmans, juifs ou chrétiens. Ces anciennes dépendances, hôpital, médersas et caravansérail, entourent toujours le sanctuaire.

La mosquée Bleue
Le sanctuaire que fit construire au début du XVIIè siècle le sultan Ahmet Ier est un des édifices religieux les plus célèbres du monde. Il doit son nom de mosquée Bleue à la couleur dominante des carreaux d’Iznik qui décorent l’intérieur. Le soir, l’élégante façade et les minarets autour desquels volent des mouettes, illuminés par des projecteurs, sont féériques. Dirigés par l’architecte Mehmet Aga, les travaux ambitieux qui contrastaient avec le déclin que connaissait l’empire durèrent de 1609 à 1616. Des dévots reprochèrent à la mosquée aux six minarets de vouloir égaler de façon sacrilège la Kaaba de la Mecque.

La Citerne-Basilique
Superbe ouvrage byzantin, la vaste citerne souterraine, ou Palais englouti, est l’attraction touristique la plus originale d’Istanbul. Construite sous Constantin, elle prit ses dimensions actuelles sous Justinien en 532 et servait principalement à alimenter le Grand Palais situé de l’autre côté de l’Hippodrome. Un siècle après avoir conquis la ville, les Ottomans découvrirent la citerne en voyant des Stambouliotes tirer de l’eau et pêcher des poissons grâce à des trous dans leurs caves. Musique classique et bruissement de gouttes d’eau composent le fond sonore de la visite. Bien mises en valeur par l’éclairage, 336 colonnes d’une hauteur de 8 m supportent les voûtes du réservoir dont un tiers environ fut muré au XIXè siècle. Dans l’angle le plus éloigné à gauche, deux colonnes reposent sur des bases ornées de têtes de Méduse. Ces sculptures indiquent que les Byzantins remployèrent les matériaux de monuments plus anciens ; elles pourraient provenir d’un sanctuaire païen dédié aux Nymphes.

Le Palais de Topkapi
Entre 1459 et 1465, peu après sa conquête de Constantinople, Mehmet II fit construire ce vaste palais pour y établir sa résidence principale. Au fil des siècles et des ajouts successifs des différents sultans, il prit la forme d’une série de pavillons au sein de quatre vastes cours, version en dur des camps de tentes des tribus nomades dont étaient issus les Ottomans. Siège du gouvernement jusqu’à son déménagement à la Sublime Porte au XVIè siècle, le palais abritait une école qui formait des fonctionnaires et des soldats. Abandonné par Abdül-Mecit Ier en 1851 pour le palais de Dolmabahçe, Topkapi devint ensuite un musée, et ouvrit ses portes au public en 1924.

4 novembre 2007

Mercredi 8 août 2007 : Athènes

Dernier jour du séjour, nous en profitons pour visiter la capitale grecque.

Après un tour d’orientation dans la ville en car, nous commençons par le stade panathénaïque.

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Le stade panathénaïque est un stade antique d'Athènes, d'abord grec puis romain (Hadrien), rénové pour les premiers jeux Olympiques de l'ère moderne, en 1896. La piste de forme allongée est typique du stade antique (d'une longueur de 200 mètres environ, où le virage était très serré). Il se situe entre deux collines recouvertes de pinèdes, dans une conque, entre le quartier de Mets et celui de Pangrati.

L'histoire de ce joyau athénien débute à l'ère classique. Des documents attestent que le site actuel est déjà occupé par un stade en 329 av. J.-C., sous Lycurgue, probablement construit vers 330. Utilisé lors des jeux Panathéniens, on rapporte que mille animaux y ont été sacrifiés lors de l'inauguration de 120, sous Hadrien qui lui a donné sa forme actuelle. Mais quelques dizaines d'années plus tard le stade est rénové grâce à l'évergète (bienfaiteur public) et rhéteur, né à Marathon, Hérode Atticus. Le stade, entièrement reconstruit en marbre, est cité comme un véritable miracle par les historiens antiques, comme Pausanias qui affirme que sa construction a presque épuisé les carrières du mont Pentélique ou encore Philostrate. Dès lors, le stade est connu sous le nom de Kallimarmaro (« en beau marbre »). Il peut accueillir environ 70 000 personnes à l'époque antique.

Pour accueillir les Jeux Olympiques d'été de 1896 le stade panathénaïque a été entièrement reconstruit grâce au mécènat de Georges Averoff dont on peut voir la statue à l'entrée du stade. Il a été utilisé pour les championnats du monde d'athlétisme en 1997 (cérémonie d'ouverture et arrivée du marathon) et, après avoir été à nouveau restauré, pour les XXVIIIèmes jeux Olympiques de l'ère moderne (tir à l'arc et arrivée des deux marathons).

Nous visitons ensuite l’Acropole, qui domine Athènes depuis plus de 2400 ans.

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Au milieu du Vè siècle avant J.-C., Périclès convainquit les Athéniens de lancer un vaste programme de construction de bâtiments civiques et religieux de prestige. Trois temples de style très différents furent construits sur le plateau de l’Acropole. Situé sur le versant sud, le théâtre de Dionysos fut édifié par la suite, au IVè siècle avant J.-C. L’autre théâtre, l’odéon d’Hérode Atticus, fut bâti au IIè siècle de notre ère.

Une fois passé la première porte, la porte Beulé, qui marquait la limite de l’enceinte sacrée, nous nous trouvons face aux Propylées, l’entrée monumentale du centre religieux. Le temple d’Athéna Niké est situé sur la droite. Au-delà des Propylées, s’élèvent l’Erechthéion et le Parthénon construit au sommet du plateau.

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Les propylées

Elles furent construites entre 437 et 432 avant J.-C. pour servir de nouvel accès à l’Acropole.

Les travaux de cet accès monumental à l’Acropole débutèrent en 437 avant J.-C. Malgré la parenthèse constituée par la guerre du Péloponnèse, qui ralentit le chantier à partir de 432 avant J.-C., l’architecte du site, Mnesiklès, parvint à ses fins et acquit une grande réputation dans le monde antique.

Les Propylées se composent d’un large vestibule rectangulaire, encadré par deux portiques doriques et coupé par un mur transversal percé de 5 portes d’entrée. Le plafond du vestibule est bleu et décoré d’étoiles d’or. Le bâtiment principal est flanqué de deux ailes, dont l’une, au nord, abritait une pinacothèque.

En 1645, transformées en poudrière par les Turcs, les Propylées furent gravement endommagées lors d’une explosion provoquée par la foudre.

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Le temple d’Athéna Niké

Ce temple d’Athéna victorieuse, érigé entre 426 et 421 avant J.-C. pour célébrer la victoire des Athéniens sur les Perses, est situé sur le flanc ouest des Propylées.

Œuvre de Callicratès, le temple se dresse sur un promontoire de 9,5m de haut. Il était utilisé comme poste d’observation et comme lieu de culte d’Athéna Niké, déesse de la victoire, dont une admirable représentation sculptée est visible sur la balustrade.

D’après la légende, le temple est situé à l’endroit même d’où le roi Egée, croyant son fils Thésée dévoré par le Minotaure en Crète, se serait précipité dans la mer. Bâti en marbre pentélique, le temple est doté d’une colonne de 4m de haut à chaque extrémité du portique. Détruit par les Turcs, il fut reconstruit entre 1834 et 1838. En 1935, alors qu’il menaçait de tomber en ruine, il fut de nouveau démonté et reconstruit à partir des indications les plus récentes fournies par les chercheurs.

L’Erechthéion

Construit entre 421 et 406 avant J.-C., l’Erechthéion s’élève dans la partie la plus sacrée de l’Acropole. C’est en effet en ce lieu que Poséidon et Athéna se disputèrent la possession de l’Attique – le premier y laissa la marque de son trident, la seconde y planta un olivier sacré.

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Le temple doit son nom à Erechthée, l’un des rois fondateurs légendaires d’Athènes. Il était consacré aux cultes traditionnels d’Athéna Polias (« de la Ville ») et de Poséidon associé à Erechthée.

Construit sur plusieurs niveaux, l’Erechthéion est un chef-d’œuvre d’architecture ionique. La grande cella rectangulaire était divisée en trois pièces, dont l’une contenait la statue en bois d’olivier d’Athéna Polias.

Au cours des âges, l’Erechthéion connut divers emplois, dont celui du harem du disdar (gouverneur militaire) ottoman de l’Acropole en 1463. Il fut presque complètement détruit lors du siège turc de l’Acropole en 1827.

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Le portique des Caryatides (colonnes sculptées en forme de femme)

Des statues de femmes remplacèrent les colonnes dans le portique sud de l’Erechthéion. Les caryatides originales sont exposées au musée de l’Acropole, celles du temple étant des copies.

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Le Parthénon

La construction du Parthénon, l’un des édifices les plus célèbres de l’architecture mondiale, a commencé en 447 avant J.-C. Destiné à l’origine à abriter une statue haute de 12m d’Athéna Parthénos (en grec : vierge) réalisée par Phidias, le Parthénon est l’œuvre des architectes Callicratès et Ichtinos. A l’issue de neuf ans de travaux, il fut finalement consacré à la déesse en 438 avant J.-C. Au cours des siècles, l’édifice subit de nombreuses vicissitudes : il servit successivement d’église, de mosquée, et enfin d’arsenal. Aujourd’hui, le Parthénon est l’emblème de la ville.

Aujourd’hui, il ne subsiste que de rares sculptures originales du Parthénon, qui donnent une idée de la perfection de leur style.

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Le théâtre d’Hérode Atticus

Ce petit théâtre romain, capable d’accueillir 5000 spectateurs, est toujours utilisé. Construit par le consul Hérode Atticus entre 161 et 174 en mémoire de sa femme, ce monument fut taillé à même le versant sud du plateau de l’Acropole. L’orchestra semi-circulaire situé devant la scène fut repavé de dalles de marbre bleues et blanches dans les années 1950. Derrière la scène, une colonnade abritait une statue de chacune des 9 muses. Autrefois, l’ensemble de l’édifice était recouvert d’un toit en bois de cèdre, qui améliorait l’acoustique et protégeait des intempéries. Aujourd’hui, l’odéon accueille des pièces de théâtre et des concerts.

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Le théâtre de Dionysos

Taillé dans la falaise du versant sud et faisant face à l’Acropole, ce théâtre fut le berceau du drame antique. Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane y représentèrent leurs grandes pièces, lors de compétitions annuelles d’art dramatique organisées dans le cadre des dionysies.

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Depuis l’Acropole, la vue sur Athènes est superbe.

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L'Agora, ou place du marché, devint également le centre politique de la cité athénienne au VIIè siècle avant J.-C. La démocratie était assurée par le bouleuterion (Conseil) et les cours de justice, qui se réunissaient en plein air. Socrate fut jugé et incarcéré dans la prison de la cité en 399 avant J.-C. Les théâtres, écoles et stoas abritant de multiples échoppes faisaient de l'Agora le centre de la vie sociale, intellectuelle et économique d'Athènes ; on y frappait également la monnaie de la ville. Les fouilles entreprises sur l'Agora dans les années 1930 par l'Ecole américaine d'études classiques ont mis au jour de nombreux bâtiments publics.

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Après déjeuner, petite promenade sous la fournaise au marché aux puces.

Dans le quartier, on peut voir la Tour des vents.

La Tour des vents se dresse à côté du forum romain, mais son architecture compacte et son plan octogonal sont de style hellénistique. La tour abritait une clepsydre, un cadran solaire, une girouette et une boussole. Sur chacun de ses côtés, un bas-relief décrit les différents vents dominants.

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9 septembre 2007

Mardi 7 août 2007 : Les Météores – Athènes

Visite des Météores

Les Météores (ou « rochers suspendus »), bâtis sur des rochers de grès à pic, servirent pour la première fois de refuge en 985, lorsqu’un ermite nommé Barnabas s’installa dans une grotte. Au milieu du XIVè siècle, Neilos, le prieur du couvent de Stagai, construisit une petite église. Puis, en 1382, le moine Athanasios, du mont Athos, fonda le monastère de Megalo Meteoro sur l’un des nombreux promontoires rocheux. Les 23 monastères édifiés ensuite tombèrent en ruine à la fin du XVIIIè siècle. Dans les années 1920, on tailla des marches dans le roc pour rendre accessibles les six derniers monastères. Quelques couvents sont de nouveau habités.

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Monastère de Varlaam

Fondé en 1518, le monastère de Varlaam porte le nom du premier ermite qui vécut sur le piton en 1350. Le katholikon fut édifié en 1542 et abrite des fresques du peintre d’icônes thébain Fragkos Katelanos.

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Monastère Saint-Etienne

Les premiers religieux reconnus pour être les fondateurs du monastère remontent au XIVe siècle. Il y eut tout d'abord Antonios Katakouzinos (Antoine Catacuzène), fils du gouverneur serbe Nikiphoros (Nicéphore) et neveu de Symeon Uros, père de Ioasaph, un des fondateurs du Grand Météore. Antonios était de déscendance byzantine par sa mère Marie, qui était la fille de l'empereur byzantin Jean VI Cantacuzene (Katakousinos VI), qui est mentionné dans un manuscrit liturgique écrit en 1404 sur lequel il est noté qu'il a été écrit par Antonios Katakouzinos, fondateur du monastère Agios Stefanos. Ce manuscrit fait partie des trésors du couvent.

Quant au deuxième fondateur au milieu du XVIe siècle, le moine Saint Philotheus (Philotheos) venu de Trikala, il est mentionné dans une lettre écrite par le patriarche de Constantinople, Ieremis I (Jeremie), comme étant le restaurateur du monastère Saint-Etienne. Son image est peinte dans la petite chapelle.

Zosimas, moine du monastère de Esphigmenou du mont Athos qui venait du mont Pélion, montagne grecque du sud-est de la Thessalie, relate que l'empereur byzantin Andronikos Palailogos (Andronic III Paléologue) qui régna de 1328 à 1341, vint en Thessalie en 1333 et visita le monastère. Touché par l'hospitalité de l'abbé et des moines, il offrit des terres et une grande somme d'argent au monastère.

Plus tard, en 1545, le patriarche Ieremias rendit  l'édifice religieux indépendant du diocèse de Stagi.

Le nouveau catholicon fut érigé en 1789 et consacré à Saint Haralambos (Saint Charalanbos)

C'est une église assez spacieuse d'une longueur de 20 mètres qui  est aussi la plus récente des chapelles des Météores.

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La construction des monastères

On ignore comment les premiers moines sont parvenus aux sommets. Probablement, en escaladant la paroi au moyen de pitons métalliques, avec les matériaux de construction fixés sur leur dos. Ou bien en faisant passer par-dessus les sommets, grâce à des cerfs-volants, des cordelettes qui auraient servi à hisser des échelles de corde.

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Sur la route du retour vers Athènes, nous sommes passés par le défilé des Thermopyles.

La bataille des Thermopyles en 480 av. J-C. oppose une alliance des cités grecques à l'empire achéménide. C'est l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique. Voyant la bataille perdue, le roi Léonidas de Sparte et 300 soldats spartiates tiennent tête à l'ennemi, malgré une infériorité numérique prononcée.

Le grand "dieu-roi" Perse, Xerxès, fils de Darius, ne voulait pas subir une nouvelle défaite contre les Grecs, comme son père à Marathon, dix ans plus tôt.

Après quatre ans de préparation minutieuse, il parvint à réunir un peu plus de 250 000 hommes (Hérodote annonce un chiffre — certainement exagéré — de 5 millions, en comptant l'intendance). La Grèce du Nord, terrifiée, plia sous le choc et se rendit.

Les préparatifs perses ne sont évidemment pas passés inaperçus et un congrès des différentes cités grecques se réunit à Corinthe à la fin de l'automne 481. Pour une fois, les intérêts immédiats de Sparte et d'Athènes se confondent. Athènes craint la vengeance des Perses pour ses succès antérieurs et Sparte constate que sa grande rivale dans le Péloponnèse, Argos, est contactée par les envoyés de Xerxès. Toutes les grandes cités grecques, si l'on excepte Cyrène, Argos, Syracuse, Corcyre et Phocée, envoient des représentants au temple de Poséidon à Corinthe. Sparte, en tant que la plus puissante des cités, préside le congrès. Une réconciliation générale intervient, comme par exemple entre Athènes et Égine, et 31 cités s'engagent par serment dans une ligue défensive contre les Perses et préparent des contingents de soldats. Le commandement des troupes est confié à deux Spartiates, le roi Léonidas Ier pour les fantassins et Eurybiade pour la flotte grecque. Mais durant l'hiver 481/480, les Grecs tergiversent sur le plan de campagne et ne peuvent s'opposer à la conquête de la Thessalie par les troupes perses au printemps 480.

Les Grecs choisissent alors en août, tandis que les Perses envahissent la Piérie, une position défensive très forte aux Thermopyles qui commande l'accès à la Béotie et à la Grèce centrale. Quant à la flotte, elle s'installe au nord de l'Eubée en un lieu nommé l'Artémision afin d'empêcher la flotte perse de contourner cette position. En effet, les Perses, pour garder le contact avec leur flotte, doivent emprunter la seule route importante qui passe par les Thermopyles (les « Portes chaudes », à cause des sources thermales qui s'y trouvent). Là, entre le golfe Maliaque et la montagne, l'étroite chaussée passe dans un défilé dont certains passages n'excèdent pas 10 mètres de largeur et est, de plus, barrée par les vestiges d'un mur construit en zigzag. Enfin, les marais sont nombreux et forment un obstacle supplémentaire.

Entre les 6000 hommes environ dont dispose Léonidas et la flotte d'Eurybiade (avec Thémistocle à la tête du contingent des navires athéniens, de loin le plus nombreux), les liaisons sont constantes.

Au sortir de la Thessalie, les troupes de Xerxès font mouvement vers le sud. Les fantassins quittent la cité de Therma et arrivent treize jours plus tard dans la plaine trachinienne (entre la vallée de l'Asopos et la cité d'Anticyre). La flotte perse s'élance une dizaine de jours après, afin que l'arrivée des troupes terrestres et navales soit conjointe. Eurybiade, devant l'ampleur de la flotte perse, quitte l'Artémision et longe le canal d'Eubée pour occuper l'étranglement de Chalcis, laissant Léonidas à la merci d'un débarquement sur ses arrières. Mais cette manœuvre, si elle n'apparaît pas très audacieuse, encourage les Perses à progresser plus au sud que prévu et de mouiller au cap Sépias, près d'une côte rocheuse et escarpée où ils ne peuvent hâler leurs navires sur la terre ferme et où la profondeur des eaux empêche de nombreux navires de s'amarrer solidement. Une violente tempête de trois jours va détruire environ 400 navires. Plusieurs milliers d'hommes sont noyés. La principale conséquence est que Xerxès, bien que gardant la supériorité numérique, n'est plus en mesure de diviser ses forces navales de manière à convoyer l'armée tout en livrant combat à la flotte grecque. À Chalcis, Eurybiade reprend confiance et remonte prendre sa garde à l'Artémision. Mais malgré la tempête, la supériorité numérique perse apparaît si imposante qu'Eurybiade et son adjoint, le corinthien Adimantos, font demi-tour.

C'est alors qu'Achéménès, l'un des demi-frères de Xerxès et amiral de la flotte perse, détache une escadre de 200 navires et 40 000 hommes environ pour contourner l'Eubée par la haute mer pendant que le reste de la flotte s'installe au mouillage des Aphètes, mouillage plus sûr que celui du cap Sépias. Prévenus de cette diversion qui leur interdit la fuite par le canal de l'Eubée au sud, et de ce nouveau mouillage, les Grecs tentent un coup de force et lancent une attaque surprise sur les Ioniens, alliés des Perses, et leur coulent une trentaine de navires avant de regagner leur point d'attache de l'Artémision. Enfin, une nouvelle tempête éclate et fait de nouveaux dégâts sur une flotte perse dont les navires sont sur leurs ancres, alors qu'à l'Artémision les Grecs, à leur habitude, tirent les navires sur la terre ferme, ce qui les met à l'abri. Surtout, cette nouvelle tempête cause la destruction totale de l'escadre envoyée pour contourner l'Eubée.

Dans un premier temps, sur terre, les troupes de Léonidas tiennent fermement leur position en formation phalange dans un défilé et repoussent les Perses, infligeant de grandes pertes, y compris aux fameux Immortels, les troupes d'élites de Xerxès, envoyés alors que les grecs sont encore nombreux et en forme. Mais Léonidas est trahi par un certain Éphialtès, fils d'Eurydémos, un citoyen de Malia, qui livre aux Perses le moyen de contourner l'armée grecque, par le sentier d'Anopée. Léonidas décide alors de se sacrifier avec les 300 hoplites spartiates, ainsi que 700 soldats de Thespies, pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense et à l'armée de se retirer en bon ordre. Les 400 combattants de Thèbes (probablement des otages) avaient aussi reçu l'ordre de participer à cette dernière action, mais ils désertent à la première occasion. Les Grecs résistent héroïquement autour du roi spartiate et sont tous massacrés sur ordre de Xerxès. Cette bataille devint l'emblème de la résistance grecque à l'envahisseur et de l'esprit de sacrifice des Spartiates. Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance spartiate, sur lequel fut érigé un mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos (-556 -467), commémore cette action :

« Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois »

8 septembre 2007

Lundi 6 août 2007 : Delphes – Les Météores

Visite du site de Delphes

Selon la légende, lorsque Zeus lâcha deux aigles aux deux extrémités du monde, leur trajectoire se croisèrent au-dessus de Delphes, marquant ainsi le centre du monde. C’est à cet endroit que fut construit le sanctuaire d’Apollon. Celui-ci devint le siège de l’oracle que les pèlerins vinrent consulter dès le VIIIè siècle av. J.-C., pour des motifs d’ordre public et privé. A partir du VIè siècle av. J.-C., Delphes devint une importante cité. Le sanctuaire connut alors une période faste, qui s’acheva lors de la conquête romaine en 191 av. J.-C. L’oracle fut aboli en 393 en raison de la politique de christianisation de l’Empire byzantin entreprise sous le règne de Théodose.

L’oracle de Delphes

En consultant l’oracle de Delphes, les anciens Grecs interrogeaient le dieu Apollon lui-même. Celui-ci répondait par la voix d’une prêtresse sacrée ayant dépassé cinquante ans, la pythie. Pour consulter l’oracle, les fidèles acquittaient une taxe, le pelanos et sacrifiaient un animal sur l’autel. Les questions étaient transmises à la pythie par un prêtre. Montée sur un trépied, celle-ci entrait en transe, sous l’effet d’un breuvage sacré et d’émanations toxiques issues du sol. Les prêtres interprétaient ses incantations, de manière parfois ambiguë : au roi Crésus de Lydie qui demandait s’il pouvait entamer une guerre contre Cyrus le Grand, roi de Perse, on répondit que s’il traversait une rivière il détruirait un empire. Lorsque ses troupes franchirent l’Halys, il détruisit effectivement un empire, mais c’était le sien.

Les fouilles, qui ont débuté en 1892, ont mis au jour des vestiges bien plus importants que ne l’imaginaient les archéologues. Célèbre par son sanctuaire d’Apollon, Delphes abrite, au sud, un autre sanctuaire (dénommé Marmaria) dédié à Athéna ainsi qu’une rotonde (ou tholos) entourés d’une enceinte. Au nord du théâtre s’étend le stade où se déroulaient les concours Pythiques. Ceux-ci constituaient, avec les jeux Olympiques, le principal événement sportif du calendrier grec antique et un puissant facteur d’unification culturelle et religieuse de la civilisation hellène déchirée par les rivalités entre cités.

Marmaria

Au sud-est du temple d’Apollon, un sentier conduit à l’enceinte de Marmaria (carrière de marbre), nom qui désigne le sanctuaire d’Athéna Pronaia. A l’entrée gisent les vestiges d’un temple du IVè siècle av. J.-C. dédié à Athéna. A l’autre extrémité du sanctuaire, on trouve les ruines de l’ancien temple d’Athéna, qui fut bâti à la fin du VIè siècle av. J.-C. Entre ces deux temples s’élève la tholos, dont la destination demeure indéterminée. Cette rotonde édifiée au début du IVè siècle av. J.-C. était entourée d’un péristyle dorique de vingt colonnes, dont trois furent relevées en 1938. Elles ne feront hélas que suggérer l’incomparable grâce de cet édifice, qui exerça une influence majeure sur toute l’architecture romaine.

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Le gymnase

Le bâtiment comprenait des bains froids alimentés par les eaux de la fontaine Castalie, à l’usage des athlètes s’entraînant pour les concours Pythiques (jusqu’à ce que les Romains leur ajoutent des bains chauds au IIè siècle av. J.-C.). Les bassins d’eau froide, d’un diamètre de 9m, sont encore visibles. A l’est, une palestre (aire d’entraînement) était entourée de vestiaires et de salles d’exercices. Outre la piste en plein air, les installations comprenaient une piste couverte de 180m destinée à accueillir les épreuves en cas d’intempéries. Le gymnase, qui pouvait servir de salle de travail aux poètes et aux philosophes, est bâti sur plusieurs niveaux en raison de la nature accidentée du terrain.

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Le sanctuaire d’Apollon

Le sanctuaire s’insérait au cœur d’un vaste complexe comprenant un stade et une source sacrée. On y accède par une agora d’où part la Voie sacrée qui serpente entre les ruines des trésors et des bâtiments.

L’entrée principale

Elle servait de place du marché (agora) où étaient vendus des objets religieux.

La Voie sacrée

Cette voie, qui mène au temple d’Apollon, était bordée de 3000 statues et trésors, érigés par les cités grecques pour abriter les offrandes de leurs concitoyens.

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Le trésor des Athéniens

Il fut édifié après la bataille de Marathon et reconstruit en 1906.

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Le théâtre

Construit au IVè siècle av. J.-C., pouvait accueillir 5000 places. Sa beauté égalait celle du théâtre d’Epidaure.

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Le temple d’Apollon

Les ruines actuelles appartiennent à un temple bâti au IVè siècle av. J.-C. sur l’emplacement de deux temples plus anciens construits aux VIIè et VIè siècles av. J.-C. Les archéologues français, qui ont engagé les fouilles du site en 1892, se sont employés à restituer la grandeur originelle du site de Delphes.

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Le stade

Construit en pierre extraite de la roche qui domine le sanctuaire, ce stade est l’un des mieux conservés de Grèce. Long de près de 200m, il accueillait, tous les quatre ans, à partir de 582 av. J.-C., les 7000 spectateurs conviés aux concours Pythiques. Ceux-ci constituaient le prolongement sportif des fêtes musicales, incluant concours poétiques et musicaux, qui étaient organisées tous les huit ans dans le théâtre, pour commémorer la victoire d’Apollon sur le serpent Python. Les vainqueurs des épreuves d’athlétisme, qui constituaient l’essentiel de ces concours Pythiques, recevaient des trophées honorifiques : une couronne de laurier et le droit de se faire édifier une statue dans le sanctuaire. La structure actuelle, dont la plupart des sièges sont intacts, est construite en pierre calcaire du Parnasse et date de l’époque romaine. La tribune la mieux conservée est située du côté nord. Elle était réservée aux présidents des concours et aux invités de marque.

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Victoire d’Apollon sur le serpent Python

Un hymne "homérique" à Apollon raconte ainsi la victoire du dieu:

"Près d'une source aux belles ondes le Seigneur, fils de Zeus, tua de son arc puissant le dragon femelle, la bête énorme et géante, le monstre sauvage qui, sur la Terre, faisait tant de mal aux hommes, tant de mal aussi à leurs moutons aux pattes fines... Qui la rencontrerait se voyait emporté par son jour fatal jusqu'au jour ou Apollon, le Seigneur Archer, lui eut décoché un trait vigoureux. Déchirée par de rudes souffrances, la bête gisait à terre en poussant de grands râles et se roulait sur place; puis il y eut une clameur prodigieuse, inexprimable; le monstre se tordit ici et là dans la forêt et rendit l'esprit en exhalant un souffle ensanglanté. Alors Phoibos Apollon dit fièrement: "Maintenant pourris ici sur la terre nourricière d'hommes". Ensuite Apollon dut chercher des prêtres pour dessservir son nouveau temple: il força des marins crétois à aborder à Crisa, en bondissant sous leur navire sous l'apparence d'un dauphin, et obtint d'eux qu'ils acceptassent d'être les gardiens de son sanctuaire. Désormais le dieu qui s'était déguisé en dauphin fut dit Delphinien et le site Delphes.

Apollon, revenu de son voyage chez les Hyperboréens, tua le monstre de ses flèches. S’étant purifié, au cours d’un séjour dans la vallée de Tempé en Thessalie, du meurtre qu’il avait commis, il organisa les jeux Pythiques (victoire commémorée par ces Jeux au cours desquels on rejoue ce drame), jeux funèbres célébrés tous les quatre ans, que l’Antiquité célébra avec autant de ferveur que les jeux Olympiques.

Ayant aperçu un bateau crétois au loin, il se changea en dauphin; bondissant autour du navire, il fit de l'équipage ses prêtres.

L’Apollon de Delphes était une divinité essentiellement bénéfique, un lien direct entre les dieux et les hommes, aidant ceux-ci à connaître la volonté de ceux-là ou à se réconcilier avec eux; il était aussi le purificateur, il avait le pouvoir de laver ceux-là même qui s’était souillés du sang de leur famille.

Visite du musée de Delphes

Le visiteur est accueilli par l’omphalos, la « pierre nombril ». Celle-ci est une copie hellénistique ou romaine de la pierre originale qui marquait le point où les deux aigles lâchés par Zeus aux deux extrémités du monde s’étaient croisés, définissant ainsi le centre du monde.

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Le musée abrite 13 salles d’exposition. L’une d’entre elles présente une belle reconstitution à l’échelle du sanctuaire d’Apollon, en calcaire, marbre bleu, or et terre cuite. Cette maquette, entourée de frises et de statues, donne une idée de la splendeur passée du site.

Des chapelles votives, ou trésors, jalonnant la Voie sacrée, abritaient les offrandes (monnaies ou œuvres d’art) des cités qui remerciaient l’oracle pour la justesse de ses prédictions. Le trésor de Thèbes, par exemple, fut édifié à la suite de la victoire de Thèbes contre Sparte à Leuctres en 371 av. J.-C. Deux salles présentent les sculptures retrouvées dans les trésors de Siphnos et d’Athènes.

Une majestueuse frise représentant le combat des dieux et des géants témoigne de la richesse de la cité de Siphnos.

On peut voir aussi un sphinx ailé, haut de 2,3m, offert par la cité de Naxos en 560 av. J.-C., qui couronnait une colonne de 10m de haut.

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La pièce la plus célèbre du musée est l’Aurige de Delphes. Cette statue en bronze, de la taille d’un homme, fut commandée par Polyzalos, prince grec de Sicile, pour commémorer la victoire de son char en 478 av. J.-C.

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A signaler aussi le groupe des thyades (prêtresses de Dionysos) qui surmontait une colonne. Celle-ci aurait supporté le siège à trépied sur lequel la pythie délivrait ses fameuses prophéties. D’après certains spécialistes, ces trois femmes exécutaient une danse en l’honneur de Dionysos. Cette sculpture a inspiré les « Danseuses de Delphes » de Debussy.

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Vous pouvez écouter cette œuvre sur http://musique.01net.com/Maurice-Ravel/Debussy-ravel-(vol-40)-0028945681726.html

On peut trouver également une statue représentant Antinoüs, jeune homme originaire de Bithynie, amant de l'empereur Hadrien.

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Antinoüs est né en Bithynie (province d'Asie mineure), à Bithynium-Claudiopolis, vers 110. Hadrien le rencontre lors de l'un de ses voyages en Asie, probablement en 123. Il devient rapidement un favori de l'empereur. Le 30 septembre 130, il trouve la mort noyé dans le Nil, dans la région d'Hermopolis, dans des circonstances restées mystérieuses (d'autres sources parlent de 122). Plusieurs explications ont été avancées :

- simple accident : version officielle rapportée par Spartianus dans sa Vita Hadriani (Histoire Auguste) ;

- assassinat politique : hypothèse peu probable dans la mesure où le jeune homme avait peu d'influence politique ;

- suicide rituel, dans l'espoir de prolonger la vie d'Hadrien.

Hadrien est très affecté par la mort de son favori. De leur côté, les Égyptiens divinisent le jeune homme : ils voient dans les noyés du Nil les serviteurs d'Osiris. Une ville est même fondée sur le fleuve, Antinoupolis. Hadrien encourage le développement de la nouvelle religion en multipliant les œuvres d'art à l'effigie du jeune homme. Les Grecs reconnaissent également en Antinoüs un avatar d'Hermès. En 131132 sont fondés les Antinoeia, jeux réservés aux éphèbes mêlant épreuves gymniques et concours musicaux. On distingue les Antinoeia « de la ville », c'est-à-dire Athènes, et ceux d'Éleusis. À Rome, le culte est reçu plus froidement, mais finit par s'implanter. Ce sera le dernier grand culte introduit avant l'arrivée du christianisme.

Vue de Delphes :

On aperçoit sur les différents plans : la mer d’oliviers, la ville d’Itea, et le golfe de Corinthe.

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Passage par la plaine de Thessalie

Il y a 25 à 30 millions d'années de cela, la partie centrale de la Grèce que l'on connaît aujourd'hui a commencé à subir toute une série de modifications d'ordre géologique. Elle s'est élevée et la région de la Thessalie a été entièrement engloutie, ce qui a eu pour conséquence la formation d'un lac. Plus tard s'est créée la vallée de Tempi, ce qui a permis aux courants de se jeter plus facilement dans la Mer Égée. Ainsi s'est formée la plaine de Thessalie.

Vues de Kalampaka (ville située à proximité des Météores)

Le soir

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Le matin

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19 août 2007

Dimanche 5 août 2007 : Olympie – Delphes

Visite du site archéologique d’Olympie

Située au confluent des rivières Alfeios et Kladeos, le site d’Olympie fut respecté en tant que centre religieux et sportif pendant près de 1000 ans. Déjà actif à l’époque mycénienne, il n’acquit son véritable essor qu’avec l’arrivée des Doriens, adorateurs de Zeus, dont ils établirent le séjour au mont Olympe. Le site se couvrit de temples et d’édifices séculiers au style de plus en plus classique, processus qui atteignit son apogée vers 300 av. J.-C. A la fin du règne de l’empereur romain Hadrien (117-138), le sanctuaire avait perdu toute importance religieuse.

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La palestre

Gymnase réservé à la lutte, à la boxe et au saut en longueur. La plupart des colonnades qui bordaient la cour centrale ont été remontées.

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L’atelier de Phidias

Ici fut achevée une grande statue de Zeus. Les ruines sont celles d’un temple édifié au Vè siècle.

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Le temple de Zeus

Temple dorique du Vè siècle avant J.-C., dont il ne subsiste que des blocs énormes et des tambours de colonnes, était monumental.

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Le temple d’Héra

Commencé au VIIè siècle avant J.-C., est l’un des plus anciens de Grèce.

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Entrée du stade

La partie voûtée de l’entrée du stade, dont quelques vestiges subsistent, fut érigée au IIIè siècle avant J.-C. Ce stade est le troisième que l’on éleva à Olympie.

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Flamme olympique

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Le Philippeion

Il fut commandé par Philippe II en l’honneur de la dynastie macédonienne.

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L’origine des jeux Olympiques

La naissance des jeux Olympiques (776 av. J.-C.) est traditionnellement considérée comme la première date fiable de l’histoire grecque. A l’origine, la course de vitesse masculine était la seule épreuve de la compétition qui ne concernait que les athlètes locaux. Le premier vainqueur attesté est Koroivos, un cuisinier originaire d’Elis, une cité voisine. Aux VIIIè et VIIè siècles avant J.-C., les épreuves se multiplient : lutte, boxe, concours hippique et compétitions pour adolescents. Les athlètes se retrouvaient tous les quatre ans. Jusqu’au début de l’occupation romaine, en 146 avant J.-C., seuls les Grecs étaient admis. Cérémonial païen aux yeux de l’Eglise, les olympiades furent interdites en 393 à l’avènement de l’empereur chrétien Théodose Ier.

Le pentathlon antique regroupait des épreuves de course, de lutte, de lancer de javelot, de disque et de saut en longueur (à l’aide de poids propulseurs). Dès 720 avant J.-C., les athlètes évoluaient nus et les femmes n’étaient pas admises dans le public.

La renaissance des Jeux eut lieu en 1896, avec l’organisation des premières olympiades à Athènes, à l’initiative du baron Pierre de Coubertin.

Visite du musée d’Olympie

Le musée archéologique d’Olympie, qui fut inauguré en 1982, est installé près du site de fouilles. C’est l’un des plus riches musées de Grèce.

Salle préhistorique, géométrique et archaïque

Située à gauche de l’entrée, la salle n°1 contient des poteries préhistoriques, des objets en bronze et un modèle réduit du tumulus funéraire de Pélops. La salle n°2 contient un chaudron en bronze à trois pieds, des détails provenant d’autres chaudrons du VIIè siècle avant J.-C. (figures humaines longilignes, têtes de griffons) et des sculptures votives en bronze de la période géométrique, représentant des animaux, qui furent découverts près de l’autel de Zeus. La salle n°3 contient des ornements architecturaux en terre cuite peinte provenant des monuments du sanctuaire.

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Salle classique

Les pèlerins et les athlètes avaient coutume de consacrer des armes à Zeus, notamment des casques. Deux d’entre eux, ayant servi durant les guerres médiques, sont présentés ensemble dans cette salle : un casque mède et celui porté par Miltiade, le vainqueur de la bataille de Marathon. On peut voir aussi un groupe en terre cuite du Vè siècle, Zeus enlevant Ganymède, une représentation très humaine du maître de l’Olympe.

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La salle centrale contient des reliefs prélevés sur le temple de Zeus. Phénomène rare, les deux frontons du temple ont été préservés, leurs thèmes respectifs étant clairement en rapport quoique de composition sensiblement différente. Ainsi le fronton est, plus statique, représente les préparatifs d’une course de chars entre le roi Oenomaos et Pélops, prétendant à la main de sa fille Hippodamie. Zeus se dresse entre les deux concurrents. A la gauche d’Oenomaos, un devin semble prédire sa défaite. Dans chaque coin du fronton, un personnage couché personnifie un cours d’eau local.

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Le fronton ouest, plus tumultueux, symbolise le passage de la barbarie à la civilisation. Il représente le combat des Lapithes et des Centaures. Invités aux noces de Pirithoos, roi des Lapithes, les Centaures s’enivrèrent et tentèrent d’enlever les femmes. Apollon, dieu de la Raison, se dresse au centre, posant un bras protecteur sur l’épaule de Pirithoos. A gauche du dieu, Thésée frappe un centaure, tout cela sous le regard de spectatrices couchées dans les angles.

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Les métopes intérieures, bien moins préservées, illustrent les douze travaux d’Héraclès, héros associé au sanctuaire.

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Une Nikè (victoire) du Vè siècle avant J.-C. se dresse dans une alcôve. Elle fut commandée au sculpteur Paeonios par les Messéniens et les Naupactiens pour remercier les dieux de leur victoire sur Sparte lors de la guerre du Péloponnèse. Une salle n°8 est réservée à l’Hermès, statue en marbre attribuée à Praxitèle : le dieu porte Dionysos enfant vers un lieu sûr, pour le protéger de la jalousie d’Héra ; il s’est arrêté en chemin, près d’un arbre. L’enfant repose sur son bras. La salle n°7 est consacrée à l’atelier de Phidias, aux outils et aux matériaux qu’il aurait employés pour réaliser son Zeus en or et en ivoire.

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Salles romaines et hellénistiques

La salle n°9 contient des vestiges des époques classique tardive et hellénistique, comme ce larmier en terre cuite qui provient du Leonidaïon. Les salles n°10 et n°11 abritent une série de bustes d’empereurs et de généraux romains et un taureau en marbre offert par Regilia, l’épouse d’Hérode Atticus. La salle n°12 contient des verreries de la fin de l’époque romaine qui proviennent d’un cimetière de l’île de Frangonisi où étaient enterrés les athlètes et les gardiens du sanctuaire.

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Traversée du golfe de Corinthe entre Rion et Antirion par le bac

Nous voici de retour en Grèce centrale.

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Nuit à Arapova, ville un peu plus haut que Delphes, sur le Mont Parnasse

Delphes se situe dans le département de Phocide. Leurs habitants sont les Phocéens.

Au VIe siècle av. J.-C., les phocéens Simos et Protis recherchaient des emplacements susceptibles de devenir des « emporia » ou comptoirs et donc faire du commerce. En navigant par cabotage, ils auraient découvert la baie du Lacydon (l'actuel Vieux-Port).

Les premiers contacts avec les Autochtones, les Ligures furent très réussis : une délégation conduite par Protis vint rencontrer le prince ligure Nannus au moment où ce dernier devait marier sa fille Gyptis. Selon la tradition gauloise, celle-ci devait présenter une coupe à son élu, la coupe d'hyménée. À la vue de Protis1 qui devait être jeune et distingué, elle fut frappée et se décida pour le phocéen. Les Phocéens créèrent les fondations d'une ville qu'il appelèrent Massalia (ou Massilia), en 599 av. J.-C.

18 août 2007

Samedi 4 août 2007 : Kokoni – Mystra – Olympie

Passage à Sparte.

Bien qu’elle ait été l’une des plus puissantes cités du monde antique, l’antique Sparte ne fut jamais fortifiée et ne laissa que fort peu de vestiges, excepté l’acropole. A l’ouest du site, on peut voir l’excavation laissée par un théâtre romain dont les pierres ont servi à construire la ville de Mystras.

Mystras

Mystras, la « merveille de Morée » est l’un des sites les plus impressionnants de Grèce, avec ses maisons perchées sur une arête du massif de Taÿgetos. Fondée par les Francs en 1249, qui venaient d’abandonner Sparte, elle fut cédée aux Byzantins : la population de la ville atteignit alors 20 000 habitants. Après 1348, Mystras devint la capitale de la Morée, principauté liée à Byzance mais presque indépendante. A la fin du XVè siècle, elle abrita le dernier foyer culturel byzantin, attirant intellectuels et artistes de Serbie, d’Italie et de Constantinople. De ce brassage résulte le caractère très cosmopolite de la décoration des églises de Mystras.

Aujourd’hui en ruine, Mystras est partagée en 3 parties : le château forteresse de Villehardouin, la ville haute latérale à la forteresse, enrobée dans son appareil défensif, la ville basse avec ses propres remparts.

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Nuit à Olympie

11 août 2007

Vendredi 3 août 2007 : Athènes – Corinthe – Epidaure – Mycènes – Nauplie – Kokoni (2)

Arrêt au port de Nauplie

Devenue florissante à partir du XIIIè siècle, la ville de Nauplie dut soutenir plusieurs sièges lors des luttes qui opposèrent Venise et les Ottomans pour le contrôle des ports du Péloponnèse. Le quartier médiéval, à l’ouest de la ville, fut bâti pendant la seconde occupation vénitienne (1686-1715). De 1829 à 1834, Nauplie devint la première capitale de la Grèce libérée.

Défendue au sud par les citadelles d’Akronafplia et Palamidi et au nord par le château de Bourtzi, Nauplie occupe la partie nord d’une péninsule nichée au fond du golfe Argolique.

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Bourtzi

Cet îlot fortifié, qui fait face au port de Nauplie, doit son architecture actuelle à la seconde occupation vénitienne. Il défendait l’unique voie d’accès navigable de la baie ; le chenal pouvait d’ailleurs être condamné par une chaîne tendue à partir du fortin.

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Akronafplia

Akronafplia était le cœur de la Nauplie byzantine et médiévale ; elle est jalonnée de quatre bastions vénitiens alignés d’ouest en est. A proximité de l’église catholique, on découvrira une plaque représentant un superbe lion de saint Marc surmontant une porte du XVè siècle. La tour de l’horloge du château des Grecs, le plus à l’ouest, constitue un excellent point de repère.

Palamidi

La citadelle de Palamidi porte le nom du savant Palamède, fils de Nauplios et de Clyméné. C’est une impressionnante forteresse, érigée par les Vénitiens de 1711 à 1714. Réputée imprenable, elle fut pourtant enlevée par les Ottomans en 1715, après un siège d’une semaine, puis par les insurgés grecs conduits par Staïkos Staïkopoulos le 30 novembre 1822. La citadelle la plus imposante de Grèce est constituée d’une simple enceinte renfermant sept forts isolés qui portent des noms de guerriers antiques ; les canons sont pointés vers l’extérieur, mais aussi vers les autres forts, pour les couvrir en cas de percée ennemie. L’entrée du fort Andréas, le quartier général des Vénitiens, est surmontée d’un lion de saint Marc. De la Piazza d’Armi, on appréciera le somptueux décor qui entoure Nauplie. Au sud, au sommet de l’éperon, un huitième fort, construit par les Ottomans, domine la plage de Karathona.

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Visite d’Epidaure

Célèbre par son somptueux théâtre, le sanctuaire d’Epidaure était également un important centre thérapeutique et religieux, dédié à Asclépios (Esculape pour les romains), le dieu de la médecine. Simple mortel, le médecin Asclépios fut divinisé pour avoir ramené un malade des enfers. Dans son temple, il est représenté un bâton à la main, accompagné d’un chien et d’un serpent, symboles de la sagesse. L’activité du sanctuaire s’étendit du VIè siècle av. J.-C. au IIè siècle, au moins, époque où l’historien Pausanias y séjourna.

Le théâtre

Construit par Polyctète le Jeune à la fin du IVè siècle av. J.-C., ce théâtre possède une acoustique exceptionnelle : le moindre son est perçu avec une remarquable netteté. Préservé de toute déprédation par son relatif éloignement des grands axes de circulation, il n’a été restauré que récemment. Son orchestra est la seule scène antique circulaire qui nous soit parvenue. L’autel qui s’élevait en son centre a disparu. Les comédiens y accédaient par deux corridors latéraux, ou paradoi, qui aboutissaient à des portes monumentales dont on vient de relever les colonnes. Derrière l’orchestra, face à l’auditorium, se dressent les vestiges du skene, ou salle de réception principale, et du porskenion, ou scène secondaire. Aujourd’hui, le théâtre sert de cadre au festival d’art dramatique antique.

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La tragédie grecque

La tragédie grecque trouve son origine dans les personnages rituels interprétés au cours des fêtes de Dionysos, d’abord incarnés par des danseurs, des vases athéniens représentent des groupes de danseurs revêtus de costumes recherchés. A la fin du VIè siècle av. J.-C. naissent les premiers théâtres, en forme de rectangle (puis de cercle) bordé de sièges sur trois côtés. Aux chœurs, chargés de la danse et du chant, on adjoignit des comédiens, trois acteurs, qui portaient des masques pour amplifier les expressions de leurs personnages. Les chœurs d’animaux représentés sur les vases concernent des comédies. A Athènes, on commença par jouer des cycles de trois tragédies, dues au même auteur, portant sur des sujets épiques ou mythologiques. Les sujets historiques, jugés trop politiques, étaient absents. Les comédies ne furent autorisées à Athènes qu’à partir de 480 av. J.-C. Le théâtre devint un spectacle populaire, celui d’Epidaure pouvait accueillir 13 000 personnes.

Le temple d’Asclépios

La plupart des parties du temple sont en cours de fouilles, donc inaccessibles. Au nord, les propylaia, ou portes monumentales, donnent accès au sanctuaire. Il est précédé d’une rampe et de pavés déformés appartenant à la voie Sacrée qui reliait le sanctuaire à l’ancienne Epidaure, bâtie sur la côte. Au nord-ouest du sanctuaire, les vestiges de la tholos (rotonde bâtie par Polyctète) se résument à six murs circulaires concentriques. Sa fonction demeure mystérieuse : c’était peut-être un refuge pour les serpents sacrés du sanctuaire ou une salle réservée aux pratiques religieuses. Les malades dormaient dans l’enkoimitirion, une salle située au nord de la tholos, en attendant le diagnostic de leurs maux ou la visite des serpents. Les malades étaient traités par les eaux des sources, toujours visibles derrière le musée, qui étaient parées de vertus curatives. Du temple d’Asclépios, il ne reste que les fondations qui se trouvent à l’est de la tholos.

Le stade est aménagé au sud de la tholos. Ses gradins sont bien conservés. On peut encore voir la ligne de départ que l’on utilisait tous les quatre ans, lors des jeux Isthmiques. Dans le gymnase datant de l’époque hellénistique, les Romains ont bâti un odéon afin d’accueillir des concours de musique.

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Vue sur la mer Ionienne, à proximité de l'hôtel à Kokoni

Le soir

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Le matin

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11 août 2007

Vendredi 3 août 2007 : Athènes – Corinthe – Epidaure – Mycènes – Nauplie – Kokoni

Nous partons de la Grèce centrale, région d’Athènes, pour rejoindre le Péloponnèse.

Arrêt au niveau du canal de Corinthe

Le passage du cap Matapan, ou Tainaro, point le plus méridional du Péloponnèse, était, en raison de conditions météorologiques souvent défavorables, très redouté des marins de l’Antiquité. Plutôt que de prendre le risque de le contourner, les capitaines des navires préféraient emprunter le chemin de roulage de Corinthe, ou diolkos (voie pavée), long de 6 km, puis reprendre la mer de l’autre côté, après avoir rechargé la cargaison. Dès le règne de l’empereur Néron, on eut l’idée de percer un canal entre les deux rives de l’isthme, mais il ne fut achevé qu’en 1893.

Ce canal relie donc la mer Ionienne à la mer Egée. Il est long de 6,4 km, haut de 80m, large de 24 m, la profondeur de la mer à ce niveau est de 8 m.

C’est un canal à sens unique, le sens de navigation change toutes les 6 heures.

Vue du côté de la mer Ionienne :

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Vue du côté de la mer Egée :

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Nous continuons notre route vers Mycènes, patrie d’Agamemnon, un héros de la guerre de Troie.

Agamemnon, roi d'Argos et de Mycènes, petit-fils de Pélops, était, comme son frère Ménélas, fils de Plisthène. Mais, tous deux ayant été élevés par leur oncle Atrée, Homère et d'autres poètes les désignent sous le nom d'Atrides. Il eut de Clytemnestre, sa femme, quatre filles, Iphigénie, Électre, Iphianasse, Chrysothémis, et un fils Oreste.

Pâris, un des fils du roi Priam, auquel Aphrodite avait promis de donner la plus belle femme du monde, séduit et enlève Hélène, femme du roi de Sparte Ménélas ; il l'a emmenée à Troie. Pour venger l'honneur de Ménélas, les chefs grecs, sous la conduite d'Agamemnon (roi d'Argos et de Mycènes, frère de Ménélas) entreprennent une expédition contre Troie.

Le siège de la ville dura dix ans avec des alternances de succès et de revers des deux côtés. Agamemnon lui ayant pris sa captive, Achille s'est retiré sous sa tente et a cessé de combattre. On essaie de régler le conflit par un combat singulier entre Pâris et Ménélas, combat regardé avec émotion par Hélène du haut des remparts ; au dernier moment, Aphrodite subtilise Pâris dans un nuage et le met à l'abri. Le combat général reprend, où s'illustrent des héros comme Diomède et Ajax.

Cependant Hector, fils de Priam, donne bientôt l'assaut au camp des Grecs, commence à incendier leur flotte et tue le meilleur ami d'Achille, Patrocle. Alors Achille, désespéré et furieux, après avoir rendu les honneurs funèbres à son ami, retourne au combat et après une longue poursuite parvient à tuer Hector ; il traîne le corps de celui-ci, attaché à son char, dans la poussière mais finit par rendre le cadavre d'Hector, sur les prières de Priam, aux Troyens.

Pâris, aidé par Apollon, tuera Achille d'une flèche au talon.

La ville a été prise par la ruse : inspirés par Pallas Athéna, les Grecs ont fait construire un énorme cheval de bois qu'ils laissent sur le rivage, cependant qu'ils feindront de regagner leur pays. En fait les vaisseaux grecs se dissimulent derrière une île proche de Troie (Ténédos) ; dans le cheval se sont dissimulés plusieurs chefs grecs, dont Ulysse. Un traître incite les Troyens à faire entrer le cheval (prétendument une offrande à Pallas Athéna) dans la ville ; le prêtre Laocoon s'oppose à cette idée mais deux énormes serpents, venus de la mer, l'enveloppent, lui et ses deux enfants, dans leurs anneaux et les étouffent. Ce que voyant, les Troyens font entrer le cheval dans la ville. Dans la nuit les guerriers en sortent, ouvrent les portes de la ville à leurs compatriotes revenus en silence de Ténédos ; la ville est prise, incendiée, saccagée, Priam égorgé ; les dieux eux-mêmes s'acharnent à la chute de Troie.

Après le siège de Troie, il aima éperdument la prophétesse Cassandre, fille de Priam, sa prisonnière, et l'amena dans Argos. Elle lui avait prédit qu'il périrait, s'il retournait dans sa patrie ; mais le sort des prophéties de Cassandre était de ne rencontrer qu'incrédulité. Il n'eut garde d'y ajouter foi, et cependant tomba bientôt victime des intrigues de Clytemnestre et d'Égisthe. Ce fils de Thyeste crut en outre venger son père en tuant Agamemnon.

Sur la route nous passons par Némée, d’où vient le fameux lion, 1er exploit d’Hercule (ou Héraclès).

Ce premier travail consistait à rapporter à Eurysthée la peau du lion de Némée. Némée, nom d'une ville d'Argolide située à 20 Km au nord-est de Tirynthe, subissait les sévices du terrible et gigantesque fauve ; la bête terrorisait la région en dévorant les habitants à des dizaines de kilomètres à la ronde et il incombait à Héraclès d'en terminer avec ces massacres.

Héraclès parcourt les quelques kilomètres qui séparent Mycènes de Némée interrompant son chemin seulement pour trouver hospitalité chez un ouvrier agricole du nom de Molorchos dans la petite localité de Cléones ; il explique au brave homme qu'il est à la recherche du fameux lion et que, par conséquent, tout renseignement lui serait utile. Stupéfait par cette folie et certain de ne plus jamais revoir le héros vivant, le paysan promet seulement de sacrifier une bête de son troupeau à la gloire de sa mort. Après ce court aparté, il découvre une région désertée par le reste de la population, effrayée par les rugissements glaçants du monstre, mais ne trouve personne pour lui indiquer où se terre le félin ; en grand chasseur il se lance à la recherche d'empreintes mais il peine à en trouver ; la colère commence à L'envahir quand, après plusieurs jours de traque, il aperçoit enfin L'énorme monstre derrière un buisson, la gueule barbouillée du sang de son dernier carnage ; Héraclès bande son arc et tire une volée de flèches : les projectiles touchent leur cible avec précision mais rebondissent sur sa peau épaisse ! Molorchos aurait-il raison ? L'animal serait-il invulnérable ? Le combat fait rage : d'un geste il saisit son épée et lui assène un terrible coup : la lame se plie comme du fer blanc ! Dans un grand cri il décide alors d'écraser sa massue sur le crâne du fauve mais le coup titanesque du héros ne fait que l'étourdir très légèrement ; groggy et effrayé, le lion se réfugie dans son antre. Héraclès finit par comprendre que ses armes ne lui serviront à rien et décide d'utiliser la ruse. Il traque L'invincible lion jusque dans sa tanière dont il obstrue L'une des deux entrées avec une ingéniosité qui ne lui est pas coutumière. Commence alors un duel acharné : Héraclès s'élance à mains nues vers le fauve qui bondit à son tour et lui arrache un doigt, le héros le prend alors à la gorge, il serre et serre de plus en fort... et finalement étouffe la bête.
Après ce combat, il dépeça la dépouille avec les propres griffes du lion, tranchantes comme du verre, et revêtit la peau telle une armure invulnérable. Au retour, il se pressa d'annoncer à Molorchos de ne pas honorer sa disparition mais plutôt de sacrifier sa bête à Zeus car le jour de sa propre mort n'était pas encore venu.

Quand Héraclès revint à Mycènes apporter la preuve de son premier succès, le roi Eurysthée fut tellement terrifié à la vue de la carcasse léonine qu'il courut se cacher dans une grande jarre et ordonna que jamais plus on ne laissât entrer le héros à L'intérieur de la ville : dorénavant, Héraclès ne recevrait plus d'ordres directs du souverain mais de son messager Coprée. Après cet épisode, Eurysthée se convertit en L'un des plus célèbres lâches de la mythologie classique.

Nous effectuons alors un arrêt à Mycènes.

Nous avons tout d’abord visité le musée, contenant de nombreux vestiges de cette époque préhistorique.

Puis, nous avons visité l’acropole mycénienne. L’acropole, comme son étymologie l’indique, est la partie la plus élevée des cités grecques, comportant une citadelle et des lieux de culte.

Le palais fortifié découvert en 1874 par l’archéologue allemand Heinrich Schliemann est l’un des plus anciens exemples d’architecture militaire. Le terme de mycénien désigne la civilisation de l’âge du bronze tardif, qui s’épanouit en Grèce du XVIIIè au XIIè siècle av. J.-C. L’aristocratie habitait le palais sur la colline, les artisans et commerçants vivant hors des murs du palais. Mycènes fut abandonnée au XIIè siècle av. J.-C. après que la région eut sombré dans l’anarchie.

Porte des lions

Cette porte fut érigée au XIIIè siècle av. J.-C., lorsque l’on remonta les murs pour entourer le Cercle royal A. Elle doit son nom aux lions sculptés sur le linteau. En fait, il ne s’agit pas de lions, mais de griffons (créatures à tête d’aigle et corps de lion)

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Palais royal

Situé au sommet de l’acropole, il n’a conservé que le rez-de-chaussée. Des traces de l’incendie qui causa sa destruction au XIIIè siècle av. J.-C. sont visibles sur les pierres.

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Contrairement aux Grecs, qui brûlaient leurs morts, les Mycéniens enterraient les défunts dans des tombes. Les aristocrates de Mycènes se faisaient enterrer dans des sépultures à puits, telles que le cercle royal A ou, plus tard, dans des tombes à tholos (ruche). Ces tombes sont constituées de plusieurs assises de pierre annulaires, disposées en encorbellement jusqu’au sommet. Elles sont entièrement enfouies, à l’exception d’un corridor d’accès, le dromos.

Cercle royal A

Cette zone contient six puits de sépulture qui abritaient 19 corps.

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Tombe de Clytemnestre

Située à l’ouest du tombeau des Lions, la tombe de Clytemnestre, tombe à tholos, est bien conservée. Elle ne possède qu’une chambre funéraire, aux parois plus étroites et inclinées ; son dromos, dans un bel état architectural, et l’ouverture triangulaire surmontant la porte (destinée à alléger la pression sur le linteau) font remonter sa construction au XIIIè siècle av. J.-C.

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Visite du tombeau d’Agamemnon (également appelé trésor d’Atrée)

Le trésor d’Atrée est la plus remarquable des tombes à tholos. Edifiée à l’extrémité sud du site, la sépulture fut construite au XIVè siècle av. J.-C. elle comporte deux chambres. On y accède par un dromos de 36m de long. La seconde chambre abrite un ancien ossuaire. Un linteau de pierre de 9m de long, pesant près de 120 tonnes, surmonte l’entrée. Les modalités de sa mise en place, si elles démontrent l’ingéniosité des architectes mycéniens, demeurent une énigme.

A été pillé par les romains à l’Antiquité. Agamemnon n’y a en fait pas été enterré, le lieu où il a été effectivement enterré est encore inconnu.

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10 août 2007

Jeudi 2 août 2007 : arrivée à Athènes

Nous sommes arrivés vers 17 heures à l’Eden Hotel Club à Anavyssos, station balnéaire située à 30 minutes de route d’Athènes.

L’après-midi a été consacrée au repos sur la terrasse bordée d’un jardin où chantent les cigales, ainsi qu’à la baignade et au farniente à la plage, bordée par la mer Egée, située à deux pas de l’hôtel.

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La plage au coucher du soleil :

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